Un jour qu’elles discutent tranquillement ensemble, Olga lance à Carole : « Ce serait génial qu’on retrouve tous nos copains de collège ! » puis enchaîne « Il n’y a que toi pour organiser ça ! ». Le défi enthousiasme Carole qui se lance dans l’aventure…
En quelle année avez-vous quitté le collège ?
En 1979. J'étais au collège Jean-Jacques Rousseau à Tassin-La-Demi-Lune,
près de Lyon.
Quelles ont été vos démarches pour retrouver la trace de vos anciens copains ?
Par chance, j'avais noté à la fin de mon cahier de musique le nom de tous mes
petits camarades de la 6ème à la terminale ! Je partais donc avec un sérieux atout.
Ensuite, j'ai fait des recherches sur Internet et dans l'annuaire. Bien souvent
j'appelais les parents qui me donnaient les coordonnées de leur fille ou fils.
Beaucoup de personnes étaient restées dans la région, ce qui a facilité les choses.
Au total, j'ai réussi à retrouver 75 anciens élèves sur 100, dont une partie sur
Copains d'avant. Ce qui était dingue, c'est que j'en retrouvais certains un soir
et le lendemain, ils passaient chez moi !
Quand ont eu lieu les retrouvailles ?
J'ai convié tout le monde dans un restaurant à côté de Lyon en septembre 2006.
A chaque plat, ils devaient changer de place ; ainsi on avait le temps de discuter
avec plus de personnes. Les "rappelles-moi ton nom" ont vite laissé place aux
"tu te souviens...". C'était marrant de voir ce que chacun était devenu : éleveur
de chevaux, gendarme, journaliste… Ils n'en revenaient pas que je sois devenue
prof, moi qui mettais de l'ambiance en cours et qui copiais parfois sur mon voisin
!
Que s'est-il passé ensuite ?
Je vois toujours quelques-unes de mes copines de lycée. Lorsque je leur ai raconté
ce que j'avais fait, elles m'ont sommée de faire la même chose pour nos copains
de lycée ! Donc je me suis remise à la tâche et j'ai recherché nos anciens copains.
J'en ai retrouvé en Israël, au Brésil et même un qui était devenu vice-consul
en Birmanie alors qu'il avait quitté le lycée en seconde ! Cette fois-ci,
j'ai recherché quelques professeurs qu'on appréciait, nos profs d'espagnol, de
gym et de philo. Ce dernier a été le plus dur à retrouver. J'avais contacté le
proviseur qui a recherché dans les archives sans succès. J'ai fait passer une
annonce dans journal régional, Le Progrès. Quelques jours plus tard, j'ai ouvert
mon casier et j'ai trouvé une lettre en anglais d'une femme que je ne connaissais
pas. Elle connaissait notre ancien prof et me donnait son numéro de portable
! C'était digne d'un film !
Beaucoup d'émotions lors de ces retrouvailles ?
Oui, ce fut génial ! J'entends encore Nadia me dire : "Tu te souviens quand on
se cachait derrière les buissons pour ne pas courir et que le prof de gym venait
nous chercher !". La complicité était toujours là. C'était comme si on s'était
quitté il y a 15 jours alors qu'il y avait une parenthèse de 25 ans ! La soirée
est passée très vite… Trois jours après, j'en ai revu certains qui étaient en
vacances sur Lyon. Je suis restée sur un petit nuage pendant plusieurs semaines...
Prête pour de nouvelles retrouvailles ?
Oui, l'année prochaine, on remet ça. On m'a beaucoup dit : "Merci de nous avoir
tous réuni".