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26/03/2009
J'ai retrouvé mes copains Eclaireurs
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Bermuda, chemise ornée d'insignes et écussons, foulard autour du cou... Christian se revoit porter fièrement sa tenue d'Eclaireur de France comme si c'était hier. Enfin presque. 38 ans sont pourtant passés. Saisi par un brin de nostalgie, Christian a entrepris de retrouver ses coéquipiers. |
Copains d'avant : Pourquoi avez-vous souhaité retrouver vos copains Eclaireurs ? Christian : J'ai été éclaireur de 15 à 18 ans. Trois années passées dans un esprit de convivialité et de solidarité. Après les cours, nous filions au local des Eclaireurs. C'était notre QG avec les copains. Nous rigolions bien, mais nous mettions aussi la main à la pâte. Par exemple, nous retapions une vieille ferme qui appartenait à l'association. Et puis il y avait aussi les camps d'hiver et d'été, autant de bons moments passés ensemble... C'est en discutant avec Jacques, le seul copain avec qui j'avais gardé contact, que le projet a germé dans mon esprit. Etant à la retraite, j'avais du temps devant moi. Copains d'avant : Est-ce que ça a été difficile de réaliser ces recherches ? Pas tellement au final. Avec Jacques, nous avons d'abord établi la liste de noms des personnes qui étaient Eclaireurs et Eclaireuses avec nous. Copains d'avant : De mémoire ? Oui. Nous avons retrouvé une trentaine de noms. Nous avons retrouvé six personnes sur le site de Copains d'avant. Et puis la bouche-à-oreille a bien fonctionné. Quand j'ai contacté les personnes pour leur soumettre notre projet, personne n'a hésité. Tout le monde a bloqué la date du 4 octobre 2008, et s'est organisé pour venir dans le village de notre enfance dans l'Aisne.  | | | Nos retrouvailles © DR | | Copains d'avant : Combien de personnes sont venues ? Nous fûmes 19. Certains avaient pris le train de Toulon ou l'avion de Bordeaux. Pour ceux qui le pouvaient, j'avais fixé un premier rendez-vous à 14h afin de faire une balade dans le village. Nous étions au complet le soir pour le dîner. Il y avait beaucoup d'émotion et d'excitation. Pour ma part, je ne savais plus où donner de la tête, j'avais attendu ce moment-là depuis des semaines... J'ai fait office de maître de cérémonie, j'ai fait un petit discours. Nous avons eu une pensée pour les cinq camarades qui sont décédés. La soirée a filé à toute vitesse, nous laissant qu'une certitude : remettre ça l'année prochaine. Je continue mes recherches, j'ai retrouvé quatre personnes supplémentaires. Croyez-moi, ce n'est pas fini !
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