44 Scotland Street, Alexander McCall Smith, éd. 10-18, coll. Les exceptionnels
C'est en discutant avec l'auteur des "Chroniques de San Francisco" qu'Alexander McCall Smith a eu l'idée d'écrire sous forme de roman-feuilleton "44 Scotland Street". Pat emménage dans un appartement au 44, Scotland Street. Son colocataire, Bruce, est un beau gosse totalement infatué de lui-même, opinion que partage Domenica, leur voisine âgée de 61 ans, une femme subtile et pleine d'esprit. Tim et Jamie, eux, vivent au troisième et Tim se meurt d'amour pour Jamie qui ne pense qu'à une jeune fille partie vivre au Canada. On croise parfois Irene persuadée que son fils est un surdoué... Pat est embauchée par Matthew pour l'aider à s'occuper d'une galerie d'art. C'est alors qu'elle découvre un tableau qui pourrait bien valoir très très cher... Un roman qui accompagnera votre été, à dévorer d'une traite ou bien à déguster jour après jour.
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"Aventures d?un gourmand vagabond", Jim Harrisson, éd. 10/18, coll. Domaine étranger
En cette période où il est de bon ton de maîtriser ses désirs et ses envies, où les diktats de la mode sont à une minceur de bon ton, relayés en cela par les chroniqueurs médicaux qui promettent le pire aux consommateurs de graisses saturées?, le livre de Jim Harrisson est une bouffée de plaisir. Critique gastronomique, chantre de la littérature américaine, écrivain prolifique, l?auteur nous livre ici une gargantuesque leçon de savoir-vivre. Tout est dans l'excès, dans la démesure, un vrai pied-de-nez à tous les bien-pensants du monde, à tous les Tartuffe, à toutes les « lignes ». Suivez sans réticence ce tour du monde jouissif et drôle de la gastronomie en fréquentant avec l'auteur les meilleurs restaurants de la planète, les bistrots les plus fins et soyez comme lui un éternel affamé, prêt à dévorer les livres ou les femmes !
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"Bad Monkeys", Matt Ruff, éd. 10-18
Ça débute comme au théâtre. À la suite de l'aveu du crime qu'elle a commis, Jane Charlotte est incarcérée dans l'aile des barjots de la prison de Las Vegas. Le docteur Richard Vale amorce l'entretien. Commence alors le récit des épisodes de la vie de Jane Charlotte qui l'ont amenée à « travailler » pour les Bad Monkeys, nom du département d'une organisation qui se charge de lutter contre le mal. Plus exactement d'éradiquer les individus malfaisants ayant échappé à la police et à la justice. Pour le médecin, Jane Charlotte évoque les différents épisodes de sa vie, son enfance marquée par la naissance d'un petit frère, son adolescence difficile, jusqu'à son recrutement par l'organisation. Tout paraît presque normal dans son récit, sauf qu'elle nous entraîne dans un étrange univers semblable au nôtre à quelques détails près.
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Bonbon Palace, Elif Shafk, éd. Phébus
À la manière d'un conte, Elif Shafak nous entraîne dans la vie d'un immeuble stanbouliote et dans l'univers de ses divers occupants. C'est toute la société turque qui s'y déploie en dix appartement du palace bâti à l?origine par un riche Russe sur les décombres d'un cimetière musulman et d'un autre arménien. Aujourd'hui, envahi par les détritus et menaçant ruine, Bonbon Palace est le fief d'un homme à femmes (le narrateur), de deux coiffeurs frères jumeaux, d'une obsédée de l'hygiène, d'une femme entretenue, d'une autre en quête de l'Amour, d'une accro d'un roman feuilleton à la télé ? femme trompée par son mari ?, d'un étrange conteur, gérant de l'immeuble?
On retrouve avec plaisir le ton et l'éloquence de "La Bâtarde d?Istanbul "(qui est maintenant en poche chez 10-18 ) où se rencontraient deux jeunes filles : Asya Kazanci, « bâtarde » dans une famille stanbouliote composée uniquement de femmes, chacune à la personnalité affirmée et Armanoush, américaine ? de l'Amérique profonde ? par sa mère divorcée, arménienne par son père, élevée aux États-Unis par un beau-père turc, Mustafa Kazanci, au grand dam de la famille paternelle. Un humour ravageur, sans provocation mais aussi sans concessions au service d'un univers généreux, gourmand et plein d'allégresse !
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"Camino 999", Catherine Fradier, éd. Après la lune, coll. Lunes blafardes
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Ce que le Jour doit à la Nuit
Ce que le jour doit à la nuit
Yasmina Khadra
Julliard
Dualité
Écrivain algérien vivant en France, homme publiant sous un pseudonyme féminin, ancien officier de l'armée algérienne, auteur de best-sellers, Yasmina Khadra nous offre dans son dernier ouvrage une somptueuse et passionnante épopée sur l'Algérie coloniale et la vie des diverses communautés qui la composaient.
Quand Mohamed Moulessehoul décide d'emprunter à son épouse ses deux prénoms pour en faire son pseudonyme, l'officier de l'armée algérienne ne mesure pas les dégâts que cela va provoquer dans le monde de la littérature. Car, même s'ils ne sont pas nés sous la plume d'une femme, les romans de l'auteur rencontrent un saisissant succès. Si "Les Sirènes de Bagdad", "Les Hirondelles de Kaboul", "L'Attentat" sont des best-sellers ? bientôt portés à l?écran pour les deux derniers ? "Ce que le jour doit à la nuit" confirme avec éclat le talent de conteur et d?écrivain de celui qui signe Yasmina Khadra.
Au travers de la vie de Younes/Jonas c'est la dualité d'une Algérie française des années 30 à l'indépendance en 1962 que déroule Yasmina Khadra. Younes, pris en charge par son oncle marié à une Française, échappe à la pauvreté et aux malheurs qui marquent sa famille. D'Oran à Rio Salado, le petit garçon, désormais nommé Jonas, grandit, joue et étudie au milieu de cette communauté de juifs, de chrétiens, de musulmans qui composent la société algérienne de l'époque. Assez loin finalement du peuple arabe misérable, méprisé et spolié par la colonisation. Assez loin aussi des colons pauvres qui peuplent le pays.
Jonas et Émilie, cela aurait pu constituer une belle histoire d'amour. Sauf que c'est là une histoire impossible et la différence de culture n'en est pas la principale raison? Bref, le temps passe et les enfants deviennent des adolescents puis de jeunes hommes qui prennent femme. Jonas est pharmacien quand la guerre éclate?
Le tissu social se délite, les pieds noirs doivent quitter l'Algérie. Younes/Jonas, lui, y restera. Avec ses souvenirs, ses regrets, sa douleur.
Un grand roman de l'Algérie coloniale, rehaussé par une écriture élégante qui doit au conte, parfois à l'épopée. Un roman qui donne envie d'en savoir plus sur la déchirure ? celle du passé et celle d'aujourd?hui ? qui endeuille ce pays.
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chaleur du sang
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Conte de la première lune, Hirano Keiichirô, éd. Picquier poche
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Dans le café de la jeunesse perdue
Dans le café de la jeunesse perdue
Patrick Modiano
Gallimard
Modiano c'est toujours une petite musique qui vous prend et ne vous lâche plus. Dans l'univers du Paris nocturne et bohème des années 1960 se nouent des relations fausses et vraies à la fois. Bien difficile, par exemple, de savoir qui est réellement Jacqueline Delanque, surnommée Louki par les habitués du Condé, un café près de l'Odéon. La jeune femme, mariée et vivant à Neuilly, a disparu. Un élève ingénieur et un ancien RG chargé par son mari de la retrouver, vont l'évoquer, puis Louki parlera elle-même de son enfance, de sa mère qui travaille au Moulin-Rouge, de ses amours. Enfin, Roland l'apprenti-écrivain se souvien...
Pourtant, le personnage principal du roman reste ce Paris du Ve arrondissement, mais aussi de Pigale et de la rue Blanche, que travaille déjà le situationisme dont Guy Debord se fera le chantre.
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Deux doigts de mensonge
Lorsque Kerstin Kvist, jeune infirmière suédoise, est engagée par Madame Cosway pour s?occuper de son fils, John, un homme de quarante ans schizophrène, elle tombe dans une bien étrange demeure anglaise. La vieille dame tyrannise ses trois filles célibataires qui vivent avec elle, méprise ouvertement la quatrième qui vient de temps en temps, et surtout gave John de calmants. Parce q'?il pourrait se montrer violent ? L'une des filles suggère qu'il y a de la folie dans la famille. Quand Kerstin comprend que chacun dans la maison a intérêt à maintenir John dans un état végétatif, elle décide de lui venir en aide.
Ruth Rendell se surpasse dans ce roman plus psychologique encore que policier. C'est bien simple, une fois la lecture commencée, on ne peut pas poser l'ouvrage. Pis encore, à peine terminé, on a envie de le relire !
Deux doigts de mensonge
Ruth Rendell
Ed. des Deux Terres
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Dolla, Françoise Laurent, éd. Krakoen
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Edimbourg Express
On s'offre de nouveau un petit tour au 44, Scotland Street à Edimbourg ! Alexander Mc Call continue de nous livrer, pour notre plus grand plaisir, ses brillantes "chroniques édimbourgeoise" avec un deuxième opus particulièrement réjouissant. Pat partage toujours le même appartement avec Bruce, mais elle n'est plus amoureuse du bellâtre. Lequel a été licencié mais ne l'avouerait pour rien au monde, d'ailleurs il a de grands projets... Le pauvre jeune Bertie, à l'étage au-dessous, rencontre bien des soucis avec sa mère qui le gave de leçons de saxo, de yoga, sans oublier les séances de thérapie chez le terrifiant Dr Fairbairn... Heureusement, son père semble se préoccuper sérieusement de la question. Bref, c?est vivant, drôle et intelligent. Un livre à glisser dans la valise pour les vacances et à rapporter sans faute.
Edimbourg Express, Alexander Mc Call, éd. 10-18, coll. Les exceptionnels
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Enquête d'un père, Olivier Thiébaut, éd. Après la lune, coll. Lunes blafardes
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Georges et Louise, Michel Ragon, Le Livre de poche
Qui mieux que Michel Ragon - vendéen et auteur, parmi plus de 80 ouvrages, de ? La Voie libertaire ? - aurait pu avec talent évoquer cette étrange amitié entre Georges Clemenceau et Louise Michel ? Lui, bourgeois, futur ? Père la Victoire ?, a 29 ans, il est maire de Montmartre depuis septembre 1870, lorsqu?il la rencontre. Elle, fille naturelle d?un châtelain, a 40 ans, elle a ouvert dans ce quartier pauvre de Paris une école-asile pour laquelle elle est toujours à la recherche de subsides. C?est le début d?une indéfectible amitié entre eux, même si leurs voies divergent.
Sur fond de luttes sociales, d?anarchisme, de IIIe République, encore une fois, l?auteur des ? Mouchoirs rouges de Cholet ? a su transmettre avec passion une partie de notre histoire, souvent oubliée des manuels.
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Inassouvies nos vies
Betty, la trentaine solitaire trompe son ennui en observant les locataires de l'immeuble d'en face. Parmi eux, une vieille dame, Félicité (nom qu'elle a inventé pour cette femme souriante), qui partage avec elle la passion des kougelhofs. Lorsque « Félicité » sera placée en maison de retraite par des neveux pressés de se partager l'héritage, Betty n?aura de cesse de la retrouver. Une fois la chose faite, ses visites à la maison de retraite vont se révéler une source de découvertes.
Un roman d'une rare élégance, tout en nuances, porté par une langue magnifique. Ce quatrième ouvrage de l'écrivain sénégalaise qui vit en France depuis 1994 est un véritable bijou littéraire.
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Jours de marché
L'histoire croisée d'Adriano et d'Emilio qui ont tous deux quitté l?Espagne pour Bordeaux dans l'espoir d'une vie moins difficile, au début du XXe siècle. L'un adolescent, l'autre enfant, quelques années plus tard. Forcément, ils vont se croiser au marché des Capucins, haut lieu de la communauté espagnole. Même si leur destin se mêle à celui des Français, ils n?en restent pas moins des « espadres ». La guerre, l'occupation et la Résistance ne viendront pas à bout d'une méfiance tenace. Une belle écriture pour ce roman sensible et plein de couleurs qui donne à voir un monde qui inévitablement ira en se délitant. Premier roman de François Garcia, un médecin homéopathe, qui a grandi près du marché des Capucins.
Jours de marché, François Garcia, éd. Liana Levi, coll. Piccolo
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"Kafka sur le rivage", Haruki Murakami, éd. 10/18, coll. Domaine étranger
Kafka Tamura a tout juste quinze ans quand il fugue de sa maison de Tokyo. Il veut ainsi échapper à la terrible prophétie que son père a énoncée à son encontre. Nakata, un vieil amnésique qui n?a jamais quitté l?autre côté de l?archipel, entreprend lui aussi un mystérieux périple. De nombreux personnages croiseront leurs chemins qui finiront par se rencontrer dans ce roman d?initiation tout à la fois énorme, onirique et contemporain. On y perd ses repères avec un bonheur total. C?est déstabilisant au possible et en même temps très beau. Une prostituée y lit Hegel, des soldats de la Seconde Guerre y hantent une forêt, et les poissons tombent du ciel? entre autres. Un roman étonnant, attachant et enrichissant qui nous emmène dans un ailleurs d?aujourd?hui aux codes très différents des nôtres. À savourer sans modération cet été.
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La Ballade de Baby, Heather O?Neill, éd. 10-18, coll. Domaine étranger
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La détective de Noël
La détective de Noël
Anne Perry
10-18
Les passionnés d'Anne Perry reconnaîtront avec plaisir les personnages de la série des Pitt. L'héroïne est Mariah Ellison, la grand-mère paternelle d'Emily et l'ex-belle-mère de Caroline aujour?d'ui remariée. Pour cause de séjour à Paris d'Emily, chez qui elle vit habituellement, l'encombrante grand-mère est envoyée dans le cottage où Caroline et son second époux Joshua vont passer Noël. Une tante de Joshua leur expédie une invitée surprise, sa s?ur Maude de retour du Moyen-Orient où elle a passé la majeure partie de son existence. Le décès brutal de Maude transforme Mariah en enquêtrice et la révèle enfin à elle-même? Décidément l?approche de Noël fait des miracles !
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L'affaire Raphael
L'Affaire Raphaël, Iain Pears, traduit de l?anglais par Georges-Michel Sarotte,, 10-18 Grands détectives
Se balader dans une enquête tout en s?instruisant, c?est là le succès de la collection ?Grands détectives?. Avec "L'Affaire Raphaël", le pari est de nouveau réussi. Iain Pears, historien de l'art, a construit son intrigue autour d'un tableau disparu. Il s'agit de retrouver une toile de Raphaël, maquillée plusieurs siècles auparavant par un peintre dénué de talent... Folle course, initiée par un étudiant britannique, à laquelle se mêlent un vieux flic italien et une adorable jeune enquêtrice plus, bien sûr, quelques escrocs. Au soleil de Toscane s'oppose la froideur des demeures du Yorkshire, mais le voyage est une suite de rebondissements, tous plus drôle les uns que les autres et, finalement, un excellent moyen d'en savoir un peu plus sur ce monde de l'art.
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La Fille aux cheveux rouge tomate
La Fille aux cheveux rouge tomate, Daniel Woodrell, Rivages/noir, traduit par Frank Reichert
Quand « on n'est pas né dans le bon quartier », à West Table (Missouri) ou ailleurs, il ne faut pas avoir dans la tête des rêves de luxe... ou alors, on accepte que ça vous emmène très loin, pas forcément là où on aurait voulu aller. Jamalee Merridew, la fille aux cheveux rouge tomate, trimballe ces drôles d?idées. Avec son frère Jason, beau comme c'est pas permis, elle rencontre Sammy Barlach qui sort d'une défonce sévère... Et c'est un roman de la colère qui commence. Woodrell nous embarque dans ce monde des vaincus, des paumés, de ceux qui ne comptent pas. Avec chaleur et tendresse pour ces damnés de la terre... Un roman noir, servi par une excellente traduction, qui donne le goût d?une saine révolte contre l?injustice.
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la fille des louganis
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La tranchée d'Arenberg et autres voluptés sportives
Philippe Delerm
Folio
C?est court, ça se passe ici dans les vestiaires, là sur le terrain de foot, ailleurs sur le court de tennis... Mais toujours dans le milieu sportif. Ça pourrait ressembler à un album de photos prises par un enfant qui s?émerveille. Ça brille comme un petit bijou magnifique de discrétion. C'est élégant, c?est radieux et... ça donnerait presque envie de faire du sport ! Bref, un petit ouvrage de 40 textes, à déguster y compris par les inconditionnels du non-sport. Au fait, "la tranchée d?Arenberg" est le nom donné à la partie pavée la plus dangereuse de la course cycliste Paris-Roubaix.
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Le chat dans le cercueil , Koike Mariko, traduit du japonais par Karine Chesneau, éd. Picquier poche
Lala comprend tout. C?est la chatte blanche de Momoko, une petite fille qui a perdu sa mère. Le père, peintre célèbre, embauche une jeune-fille, Hariu, pour tenir compagnie à l?enfant. Puis il tombe amoureux d?une très belle femme. Qui n?aime pas Lala. Huis clos terrible qui ne peut se terminer que tragiquement. Bien des années après, Hariu, devenue à son tour peintre, raconte l?histoire à sa servante qui vient de nourrir une chatte errante dont le pelage, après nettoyage, se révèle immaculé. Comme celui de Lala, il y a si longtemps ? Comme la neige qui recouvrait le champ où l?enfant aimait se promener, seule avec Lala ? Un terrible secret, du suspense et des sentiments violents, dans le Japon d?après-guerre.
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Le complot des janissaires, Jason Goodwin, éd. 10-18, coll. grands détectives
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"Le Fantôme de Baker Street", Fabrice Bourland, éd. 10-18, coll. Grands Détectives
Londres, 1932 : les crimes les plus odieux se succèdent. Comme à l?époque de Jack l?Éventreur, voire de Mr. Hyde ou encore de Dracula et de Dorian Gray. C?est ce que constatent bien vite Andrew Singleton ? fils d?un célèbre spirite canadien ? et son ami James Trelawney, deux jeunes détectives amateurs arrivés depuis peu en Angleterre. Lady Conan Doyle elle-même les a engagés : depuis que la municipalité a prolongé Baker Street et attribué le n° 221 à la maison du major Hipwood, le salon du premier étage semble hanté. Séances de spiritisme, balades de nuit dans les cimetières, de Whitechapel à Mayfair, Fabrice Bourland nous offre le premier volume d?une série qui s?annonce aussi passionnante que documentée, avec un petit côté iconoclaste que seuls peuvent se permettre les fins connaisseurs de Conan Doyle. Un vrai régal !
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Le puits des histoires perdues, Jasper Fforde, éd. 10-18
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Le rituel de l'ombre, Éric Giacometti et Jacques Ravenne, éd. Pocket
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les accommodements raisonnables
Les Accommodements raisonnables
Jean-Paul Dubois
L?Olivier
Paul Stern ne va pas bien entre une épouse en pleine dépression et un père qui lui a menti toute sa vie. C'est dire si la proposition de bosser à Hollywood en tant que « consultant » sur l'adaptation d'un roman à l'écran tombe à pic ! Le temps d'assister aux obsèques rocambolesques de son oncle et le voilà parti. Sur place, il rencontre une femme qui est le sosie de la sienne telle du moins qu'elle était à 30 ans. La vie de Paul bascule.
Jean-Paul Dubois connaît bien les Etats-Unis, il dissèque ici avec brio et intelligence à la fois les « accomodements » d?un homme avec son existence et une société américaine déroutante. Un magnifique roman drôle et désespéré.
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Le Savoir-Vivre chez les truands, Albert Simonin, éd. Arléa
Ce véritable manuel de « savoir-survivre » à l'usage des truands, et éventuellement des « caves » appelés à les fréquenter, est un monument de drôlerie empreint de la saveur de la gouaille qu'Albert Simonin maniait avec justesse et habileté. De la façon de se « saper » à la bonne utilisation d'un « blaze » en passant par le choix du « rade d'un tapis » ou la manière de lever une « cavette », sans oublier le passage chez le « curieux », l?embauche d'un « bavard » et, corrélat de la vie du Mitan, les quelques « berges » à « tirer au placard », l'auteur de "Touchez pas au grisbi" nous initie à un monde que nous autres les « non-affranchis » n'imaginions même pas ! Et si vous rencontrez au début quelques difficultés à « entraver » la langue verte, n?ayez pas le « traczir », vous saisirez vite tout le sel de cette belle « jactance »?
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Les Bienveillantes
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Le semeur d'Alphabets
Le Semeur d'alphabets
Jean-Anglade
Presses de la cité
On aurait tort de cantonner Jean Anglade dans le genre écrivain régionaliste. Certes, l'Auvergne reste sa terre d'inspiration, mais avec "Le semeur d'alphabets" ce qui a commencé pour Romain Fougères par une éducation à la dure auprès de grand-mère Léonie dans le pays d'Ambert débouche sur le monde. Après une vie professionnelle de correcteur bien remplie à l'imprimerie de "La Montagne", et la rencontre marquante en 1955 d'Alexandre Vialatte, Romain met à profit sa retraite pour partir bénévolement « semer des alphabets » dans des pays en voie de développement?
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les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire
Les Fabuleuses Aventures d?un Indien malchanceux qui devint milliardaire
Vikas Swarup
10/18
À 18 ans Ram Mohammad Thomas (trois prénoms comme un gage donné aux trois religions) a tout vu, tout connu et tout compris de ses congénères en Inde. Et ce n?est guère reluisant du côté clérical (un prêtre qui s'intéresse de près aux petits garçons) comme du côté de Bollywood (une diva particulièrement capricieuse). Les étrangers riches ne sont pas plus fréquentables (un diplomate australien espionne sa propre famille). Reste les gamins des rues, comme lui. Mais Ram aspire à sortir de sa condition de serveur. Il répond brillamment aux douze questions du jeu Qui veut gagner un milliard de roupies ? La production le soupçonne d?avoir triché. En racontant sa jeune vie, Ram prouvera que non. Drôle et émouvant, le roman que Vikas Swarup a écrit en deux mois a obtenu le prix Grand Public du Salon du livre 2007
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"Les mensonges de l?esprit", Frank Tallis, éd. 10-18, coll. grands détectives
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Les seigneurs, Richard Price, éd. 10-18, coll. Domaine étranger
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L'œil de Caine
L'?il de Caine
Patrick Bauwen
Le Livre de Poche
Brillant remake des "Dix Petits Nègres". À l'île d'Agatha Christie, Patrick Bauwen, substitue le désert du Nevada. Dix personnages - qui ont tous un secret à dissimuler - coupés du monde sont en butte à un meurtrier psychopathe, bien décidé à les supprimer les uns après les autres. Dire qu'au départ, ils avaient été sélectionnés pour participer à un jeu de télé-réalité dans un hôtel chic de Las Vegas sur le thème "chacun cache un squelette dans son placard, si les téléspectateurs pouvaient s?en repaître...". Tout a basculé au cours du voyage en car...
Palpitant, émouvant, drôle souvent, en particulier quand il s'agit de dévoiler les dessous de la télé-réalité, avec un final étonnant...
Un coup de maître pour ce premier thriller de Patrick Bauwen qui a obtenu le prix Carrefour du premier roman en 2007.
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"L?énigme du clos Mazarin", Jean d?Aillon, éd. du Masque, coll. Labyrinthes
On cherche à se débarrasser de Mazarin et il n'y a que l'embarras du choix pour dénicher des responsables parmi les ennemis du ministre. Qui met en vente de fausses lettres de patentes, copiées sur celles que Mazarin avait signées en 1646 pour permettre à son frère Michel, archevêque d'Aix, d'augmenter la surface de la ville ? L'énigme est soumise à la sagacité de Louis Fronsac, marquis de Vivonne, et de Gaston de Tilly, procureur du roi. Dans une ville sale, obscure et surtout rebelle à l'autorité de Paris. L'auteur, Jean d'Aillon, a créé deux personnages de fiction, Louis Fronsac au XVIIe siècle et Roque La Garde, dit Trois-Sueurs, au XVIIIe siècle, qui font office d'enquêteurs pour résoudre des énigmes historiques. Une jolie façon de plonger dans l'Histoire de France et plus particulièrement dans celle des États de Provence.
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L?énigme du dragon tempête, I.J. Parker, éd. 10-18, coll. Grands Détectives
Plongée dans le Japon féodal version XIe siècle avec le héros d?I.J. Parker. Sugawara Akitada, descendant d?un clan renommé a 25 ans. Il est pauvre, sa réussite aux examens lui ont permis d?accéder au titre envié de fonctionnaire au ministère de la Justice. Première mission : trouver pourquoi, comment et à cause de qui ont disparu les trois derniers convois d?impôts de la province de Kazusa. Il est accompagné de son fidèle secrétaire Seimei. En cours de route, ils font la connaissance de Tora, un jeune homme plein de ressource, mais particulièrement impertinent. Arriveront-ils à eux trois à résoudre l?énigme, ce dont dépend la carrière future du jeune fonctionnaire ? Suspense, rebondissements, dans un Japon où la misère la plus abjecte côtoie l?opulence et où les moines bouddhistes se montrent particulièrement étranges?
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L'usine à lapins - Larry Brown - Folio
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"Mémoire cavalière", Philippe Noiret, éd. Le livre de Poche
Un peu à la manière d?un bilan, et c?est d?autant plus émouvant qu?il nous a quittés le 23 novembre 2006, Philippe Noiret a passé en revue son histoire familiale, ses difficiles années de lycée et sa découverte du théâtre. Le père Bouyer, son professeur de grec et de latin au collège de Juilly, a joué un rôle décisif quand il a appris au jeune homme ? cancre fini ? qu?être comédien pouvait devenir un vrai métier. Puis ce sera le TNP avec Vilar, la rencontre avec Monique Chaumette, comédienne également, qu?il épousera. Viendra le choix du cinéma en 1966 et plus de 120 films à son actif. Ce livre de souvenirs est à l?image de l?acteur, d?une rare élégance et d?une vérité émouvante. On y retrouvera avec plaisir ceux et celles qui, en compagnie de Philippe Noiret, ont fait les beaux jours du cinéma français dans ce qu?il a de meilleur.
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Ne tirez pas sur l?oiseau moqueur, Harper Lee, éd. Le Livre de poche
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"On achève bien les disc-jockeys", Didier Daeninckx, éd. La Branche, coll. Suite noire
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"Out", Natsuo Kirino, éd. Points Thriller
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Palladion, Valerio Manfredi, éd. Liana Levi, coll. Piccolo
Voici un excellent thriller archéologique avec pour point de départ la légende qui prétend qu?Enée ayant fuit Troie apporta avec lui sur les rives de la mer Thyrénienne le Palladion, autrement dit l?effigie réputée sacrée de la déesse Athéna. De l?Asie mineure antique à la très contemporaine Sicile, en passant par le sombre Moyen Âge, Manfredi met à l??uvre ses compétences de journaliste et de professeur de topographie ancienne pour faire évoluer avec virtuosité les protagonistes de son roman dans des mondes inquiétants à bien des égards. D?autant que la cité vaticane et ses services secrets ne sont pas absents d?une intrigue, frôlant parfois le surnaturel, qui tient en haleine le lecteur de bout en bout.
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Ritournelle de la faim
Ritournelle de la faim
JMG Le Clézio
Gallimard
Le belle écriture de l'auteur (entre autres) du "Désert" au service d'Ethel, enfant de l'entre-deux guerres, jeune fille au début de la Seconde Guerre mondiale. Ethel a dix ans lorsque Paris accueille l'exposition coloniale en 1931. C'est avec Monsieur Soliman son grand-oncle ? originaire de l'île Maurice ? qu'elle visite le pavillon de l'Inde. Celui-là même que Soliman rachètera à la fin de l'Exposition dans le projet de l'édifier sur un terrain lui appartenant. Mais la vie réserve bien des surprises. À commencer par la rencontre que fera Ethel, au collège, de Xénia, une fille d'exilés russes ayant perdu leur fortune. Puis celle de Laurent, un jeune Anglais qui participe aux soirées que les parents d'Ethel organisent. Des parents qui n'hésitent pas à s'emparer de l'héritage que Soliman avait laissé à sa petite nièce? Détruisant le rêve qui y était attaché. Survient la guerre avec son cortège de racisme et d'antisémitisme. La famille ruinée se réfugie à Nice. L'épreuve de la faim ne leur sera pas épargnée. Bien plus tard, à l'occasion d?une promenade d'Etel à Paris, les souvenirs remonteront à la surface. Un roman émouvant.
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"Rue des rats", François Forestier, Rivages/Noir
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Saveurs assassines
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shoe addicts
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"Taj", Timeri N. Murani, éd. Picquier poche
C'est au coeur d'une incroyable histoire d'amour que nous conduit ce roman. L'amour qu'éprouvent deux très jeunes gens, la belle Arjumand et le prince Shah Jahan et qui aboutira à l'édification du monument sublime qu'est le Taj Mahal. C'est à l'édification de cette ultime preuve d'amour à son épouse décédée que l'auteur consacre les chapitres pairs de l'ouvrage de 1632 à 1666, tandis que le faste de la cour du Grand Moghol, la vie du harem, les luttes pour le pouvoir, l'amour et le mariage de Shah Jahan et d'Arjumand font l'objet des chapitres impairs et couvrent les années 1607 à 1630. Un livre magnifique, qui se lit à la manière d'une épopée, d'un livre d?aventures ou encore d?un roman d?amour. D'autant qu'une seconde histoire se mêle à la première, celle de Murthi, l'un des 22 000 Indiens qui oeuvrèrent à la construction du monument.
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« Tout peut arriver », Jonathan Tropper, éd. 10-18
Les aficionados de Nick Hornby ("Vous descendez ?") apprécieront certainement Zach cette version américaine du trentenaire à qui tout semble réussir. Sauf que, tout d?un coup, Jed, l?ami millionnaire dont il partage l?appartement commence à le gonfler sérieusement. De même que Hope sa ravissante fiancée quand il s?aperçoit qu?il se sent bien mieux auprès de Tamara la veuve de son meilleur ami. Quant à son frère, il file un bien mauvais coton avec son groupe de musiciens? Là-dessus, débarque un père qui fut pour le moins absent de longues années. Les ingrédients pour que tout bascule sont prêts : soirée de fiançailles calamiteuse, perte de son boulot, Zach est mûr : tout peut arriver ! Une certitude : le rire est au rendez-vous pour le lecteur avec ce deuxième roman de Jonathan Tropper traduit en français après "Le Livre de Joe".
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"Trois dollars", Elliot Perlman, éd. 10-18, coll. Domaine étranger
Superbe roman des trentenaires, presque quadra, dans le maelström de la « dégringolade sociale postindustrielle » à Melbourne. Tout a bizarrement commencé pour Eddie quand Amanda, la petite fille blonde dont il est amoureux, quitte sa sphère amicale sur ordre maternel : elle est riche, pas lui. Il la reverra à plusieurs reprises, tous les neuf ans et demi? la dernière fois, il est sur le quai d?une gare, il a au total trois dollars en poche. Tragi-comique d?une vie de couple au rythme des impayés qui s?accumulent, images lumineuses de la naissance d?une petite Abigail, terribles coups de blues d?une épouse universitaire, Tanya, qui ne parvient pas à terminer sa thèse? L?Australie d?aujourd?hui sous la plume acérée d?un avocat australien de quarante-trois ans dont le roman a été adapté au cinéma en 2005 par Robert Connolly.
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Ulysse from Bagdad
Ulysse from Bagdad
Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel
En librairie le ???
Heureux qui comme Ulysse? ?
Ça commence comme un conte persan : « Je m'appelle Saad Saad, ce qui signifie en arabe Espoir Espoir et en anglais Triste Triste. » Ça continue comme un gigantesque cauchemar : l'Irak sous Saddam, l'embargo, puis l'intevention américaine. Ça se termine comme? À vous de le découvrir !
Dans cette fable orientale moderne, le narrateur est un jeune Irakien, né à Bagdad sous la dictature de Saddam Hussein. Lorsqu'il atteint l'âge de 11 ans, son père, un bibliothécaire qui use des formules fleuries des anciens lettrés arabes, l'initie à la littérature anglaise grâce aux romans d'Agatha Christie, soigneusement cachés à la cave derrière un tapis. Et au travers d'autres livres clandestins de la « Babel de poche » de son père, Saad apprend l'Occident oubliant un instant les exactions des militaires baassistes. Ceux-là mêmes qui s'en prendront à son oncle Naguib, comme ça, sans raison !
Passe l'adolescence marquée par l'embargo des puissances occidentales qui ont négligé le fait que c?est encore le peuple qui souffrira le plus de leur décision. Viennent les années de fac. Saad tombe amoureux de Leila. Il se déclare au début de l'intervention des Américains. L'immeuble où vit la jeune fille et sa famille est détruit par une bombe. À la suite d?une méprise, le père de Saad est abattu par un soldat américain. Le dénuement est complet. L'espoir anéanti.
Il faut se décider à faire quelque chose. Ce sera l?exil. Un long et douloureux chemin qui mène Saad en Europe. Tel un étrange mentor, le fantôme du père sera présent au moment des choix importants. La route est ponctuée de rencontres.
Au-delà d'un destin individuel, c?est toute la problématique de l'exil que met en mots l?auteur. Sans pathos, sans concessions. Quelle est donc la vie de ces hommes et de ces femmes pour qui Sangatte représentait la porte du paradis ? Quels sont donc les histoires de ceux qu'on croise sans les voir, frileusement groupés, autour de la gare de l'Est à Paris ? Ont-ils encore un nom, ceux à qui on refuse le statut de réfugié et que l'on renvoie par charter pour satisfaire des quotas ?
Une superbe leçon de vie.
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Une dernière preuve d'amour : mon combat pour ma fille Bérivan
Le témoignage de Méral Tuzun apporte une pierre d?importance au débat sur l?euthanasie. Pendant dix-sept ans, elle a consacré sa vie à sa fille Bérivan atteinte d?une maladie rare. Méral raconte ces longues années au chevet de sa fille semi-consciente, la tendresse et l?amour dispensés pour la garder en vie. Devant la souffrance de la jeune fille, Méral se résoud à la libérer? Éclairante postface du Dr Véronique Fournier, responsable du Centre d?éthique clinique de l?hôpital Cochin à Paris.
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Une promesse, Sorj Chalandon, éd. Le Livre de poche
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? Ville noire ville blanche ?, Richard Price, traduit de l?américain par Jacques Martinache, éd. 10-18, coll. domaine étranger
Dans une banlieue new-yorkaise à majorité noire, vit une petite communauté blanche. Deux mondes qui se côtoient en s'ignorant... au mieux. La moindre étincelle et c'est le choc. Ici la mèche est allumée par Brenda Martin, une femme blanche qui arrive aux urgences du quartier noir, blessée et en état de choc. Elle dit avoir été agressée par un inconnu de race noire. Il lui a volé sa voiture. Dans le véhicule, il y a Cody, 4 ans, le fils de Brenda. L'inspecteur Council, un Noir, est chargé de l'enquête. Ce roman n'est pourtant pas un polar. Au travers de l'histoire, ce sont les difficiles relations interraciales aux Etats-Unis que met en évidence l'auteur, Richard Price. L'évocation pessimiste d'une certaine réalité américaine. Que l'épaisseur de l'ouvrage n'effraie pas les lecteurs ! Une fois commencé, on ne le lâche plus.
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