Buffet froid
"Pourquoi ne mettez-vous pas les assassins en prison ?"
"Parce qu'ils contaminent les innocents !" Grosse claque ! Le summum de l'absurde et de l'humour grinçant. Sur une bande son choisit à souhait, les acteurs sont remarquables. Depardieu, Blier et Carmet campent des rôles de flic et tueur paranoïaques et peureux. Dans une atmosphère pareille, glacialement hilarante, on ne peut que passer un excellent moment. Sortie en 1979.
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Coup de tête
Dans le monde crétin et mesquin du football de province, un grand pied de nez à la connerie. "Berthier n'a rien !!!" Dans le genre à peine caricatural pour découvrir une petite ville de beauf comme on en connait beaucoup en France, y a pas mieux que de passer par le club de foot... "J'entretiens 12 gugusses pour calmer 5000 abrutis" dit à un moment (en substance) le président du club egalement directeur de l'usine de la ville...interprêté par l'excellent Jean Bouise... le casting est dailleurs excellent... l'interprétation est géniale, tous les seconds rôles sont formidablement bien joués et je ne parle pas de Dewaere...Sortie en 1979
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il etait une fois en amerique
Il était une fois en Amérique est un des films qui m'a fait aimer le cinéma lorsque je l'ai découvert une première fois pendant mon adolescence. L'histoire de toute une vie, et on ne peut que s'identifier aux personnages et ressentir les mêmes joies et les mêmes peines que Noodles (Robert de Niro). Sergio Leone a realisé l'un des plus grand film de l'histoire du cinéma : des personnages soignés à la psychologie recherchée, qui dans le film, ne servent pas uniquement une vie de brigands, mais l'histoire d'hommes et d'amis avant tout. Une grande fresque américaine. Sortie en 1984.
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Le portes de la Gloire
Une grande leçon de commerce par Benoit Poelvoorde. A voir absolument pour comprendre la vie de ceux qui sonnent à votre porte. On s'aperçoit alors de la profondeur qu'ils dégagent, entre la dénonciation de la vie éprouvante des VRP, cotoyant chaque jour la misère, le mensonge et la précarité, et l'irrésisitible description caricarurale des protagonistes, qui deviennent au fil du film nos potes, malgré eux. Mention spéciale pour les trop peu employés Duchaussoy, Back et Chicot, dans lesquels on reconnaît à merveille selon les goûts le barratineur lourd dont on s'amuse ou l'emmerdeur insupportable et arrogant qu'on voudrait réduire en miettes. Sortie en 2001.
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les valseuses
"LE" road-movie français en mieux, desservi par 3 comédiens époustouflants. Blier confiera plus tard : "ils ne jouaient pas, ils étaient leur propre personnage dans la vie réelle comme à la scène, et lorsque je disais moteur, je n'étais pas sûr de les voir revenir!" Toute la qualité du film se retrouve dans les dialogues de Jean-Claude, Pierrot et Marie-Ange. Sortie en 1974.
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Psy
Une très bonne comédie à ne regarder que si "vous avez confiance en Marc", sans vulgarité et dans un cadre verdoyant. Le film qui contredit tous ceux qui disent que Deweare n'a jamais fait de comédie, la preuve du talent de cet acteur dans ce domaine est évidente. Pour voir également les premiers rôles de Catherine Frot et Darroussin . Sortie en 1981.
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serie noire
Ce film n'a pas volé son nom. Avec une mise en scène un peu flottante , un cadrage toujours ou presque à la dérive , Alain Corneau signe un polar français des plus sombres. Patrick Dewaere y excelle , et rend son personnage plus vrai que nature. Le réalisme social , on y est , on y erre et on s'y perd avec lui. Faramineux travail sur les émotions. Du grand cinéma français, du cinéma psychologique et d'ailleurs parfois effrayant quand on voit ce que peut faire Frank Poupart pour gagner de l'argent. Adaptation d'un roman américain noir mais sur un ton profondément français avec la petite touche qui tue : de la variétoche 70's ensoleillée (Sheila) diffusée dans un poste de radio pourri et dans un environnement glauque, malaise garanti pour "une chemise de nuit moltonée". Un film dont le géantissime acteur n'est pas ressorti indemne. Sortie en 1979.
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Un air de famille
Encore un huit clos agréable montrant qu'avec peu de frais et des décors minimaliste d'un café de la poste, des sports ou de la gare, on peux faire un bon film agréable. La régalade se trouve surtout dans le dialogue, très naturel, mais aussi dans toutes les petites piques qu'ils peuvent s'envoyer pour un repas de famille. Darroussin en incruste qui s'en prend plein la face avec dignité est toujours aussi bon. C'est surtout un film très intelligent qui fustige certaines idées reçues, et des êtres qui semblent des plus antipathiques se révellent finalement des plus humains et donc les plus attachants. Sortie en 1996.
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