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Richard TUIL

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Je suis marié, j'ai une fille, Emilie, déjà 4 ans, puisque née le 3 août 2005 !
J'ai connu de belles années au Collège de la Justice, et vous ?

J'ai
44 ans et 253 Copains dans mon réseau
J'habite à
EPINAY SUR SEINE (93800)
Ma profession
Gestionnaire de Recouvrement à l'URSSAF de PARIS
Je suis chez moi
Emilie ma fille est à côté de moi 
26/03/2008
MES ALBUMS PHOTOS
image_11093526
Album
Mai 2008
19 juin 1980
Album
Mars 2008

Richard a publié 2 albums contenant 14 photos.
La consultation de ces albums est réservée aux amis, famille, connaissances et relations professionnelles de Richard.

Pour les consulter, demandez à Richard de faire partie de son réseau. Par rapport à Richard, vous êtes...



Années Etablissement Ville Total
1982 à 1985
LYCÉE ALFRED KASTLER (Voie générale)

Seconde 1 en 82-83, Première A1 en 83-84 et Terminale A2 en 84-85.
LYCÉE ALFRED KASTLER
CERGY 3 618
1978 à 1982
COLLÈGE LA JUSTICE 

5ème 1 en 78-79, 4ème 1 en 79-80 et délégué de classe cette année là, 3ème 3 en 80-81, et redeoublant encore en 3ème 3 en 81-82.
COLLÈGE LA JUSTICE
CERGY 1 279
1977 à 1978
COLLÈGE LES TOULEUSES 

6ème i en 77-78.
COLLÈGE LES TOULEUSES
CERGY 2 290
1975 à 1977
ECOLE PRIMAIRE DE LA CROIX-PETIT 

CM1 en 75, CM2 en 75-76 et redoublant en 76, refais CM2 en 76-77.
En CM2 en Classe de Neige en décembre 1975 ais tenu le rôle du Poète dans la pièce de théâtre qui eu lieu là-bas.
ECOLE PRIMAIRE DE LA CROIX-PETIT
CERGY 95
1972 à 1974
ECOLE ALEXANDRE DUMAS 

CE1 en 72-73 avec Mlle Jean.
CE2 en 73-74 avec Mme Verret.
CM1 en 74 avec Mr Pickny.
ECOLE ALEXANDRE DUMAS
EPINAY SUR SEINE 514
Années Etablissement Ville Total
1991 à Aujourd'hui
URSSAF DE PARIS 
Employé administratif (Administratif)
URSSAF DE PARIS
MONTREUIL 416
1990 à 1990
KNOLL INTERNATIONAL FRANCE SA 
SAINT OUEN L'AUMONE 7
1988 à 1989
KNOLL INTERNATIONAL FRANCE SA 
SAINT OUEN L'AUMONE 7
1986 à 1986
ORT AFPA 
Stagiaire (Autre)
Stage pour adulte en 9 mois en Froid et Climatisation.
CHOISY LE ROI 2
1985 à 1986
KNOLL INTERNATIONAL FRANCE SA 
Ouvrier (Production)
SAINT OUEN L'AUMONE 7
Années Etablissement Ville Total
1987 à 1988
49° RT 

Crypto-Régulateur-Télégraphiste. Ais tenu ce poste du 6 juillet 1987 au 26 mars 1988.
49° RT
PONTOISE 261
MON CARACTERE

Aimable

trop peut-être          

 

 

Bavard

     

 

 

Casanier

     

 

 

Chanceux

     

 

 

Constructif

       

 

 

Curieux

       

 

 

Drôle

     

 

 

Dynamique

     

 

 

Enthousiaste

     

 

 

Fêtard

     

 

 

Modeste

     

 

 

Optimiste

       

 

 

Ouvert

         

 

 

Positif

       

 

 

Râleur

     

 

 

Sociable

       

 

 

Sportif

   

 

 
Nom Ville  
Sandra BALDASSARI (QUALESSO) (cousine)
BALDASSARI Sandra (QUALESSO)
LA CIOTAT
Sandra a dit : Je me souviens des weed end passer chez mon oncle et ma tante à Cergy Pontoise et cela reste des merveilleux souvenirs d'enfance.
Pascale DUVAL (QUALESSO) (cousine)
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Tanya Roberts





Richard TUIL










TANYA LA MAGNIFIQUE












-(c) 1988 - 2005



PREFACE




Quand, il y a quelques semaines, l?auteur de ces lignes m?a demandé d?écrire une préface à son manuscrit, j?ai été surprise d?en lire le contenu. Jamais auparavant l?auteur n?avait écrit de biographie d?une personne encore vivante; et moi qui a la charge des manuscrits de la Bibliothèque de Richard Tuil (B.R.T.), je pense savoir de quoi je parle. C?est une tâche très difficile !
En effet, il n?existe aucun document relatif à Tanya Roberts en français qui soit réellement intéressant. Les seules biographies parus à ce jour sur cette jeune actrice sont composées de quelques lignes éparses dans plusieurs articles indépendants. La seule biographie paru en français à ce jour, qui soit un tant soit peu consistante, fut publiée par l?auteur de ce livre dans le n°1 de « La Lettre du Tanya Roberts Fan Club » (Avril 1987) et ne dépassait pas trois pages.
Après de patientes recherches, voici le fruit de plusieurs mois de travaux. Je pense que personne n?a fait mieux à ce jour !

Tanya est très peu connue et très discrète sur son passé, sur sa vie, et sur sa carrière même, dont nous sommes sans nouvelles depuis un an au moins.

En lisant ces lignes, j?ai eu l?impression que Richard était amoureux... Son texte est rempli d?amour pour Tanya, et peut-être de haine contre ses « ennemis », c?est pourquoi d?après le texte, Tanya est remplie de qualités, et n?a aucun défaut.

Malgré l?absence de nouvelles relatives à Tanya, ce livre est intéressant dans son ensemble. Néanmoins, l?auteur a oublié de signaler que Tanya a failli jouer dans « Flash Gordon » en 1979, et qu?elle a joué le rôle d?une princesse Hittite, amie d?Esaü, dans le volume 2 des cassettes vidéo intitulées « l?Ancien Testament », en cinq volumes, vers 1980-1981.

Cergy, le 30 avril 1988.
Coralie Meunier,
Conservatrice en Chef du Département des Manuscrits et Bibliophilique de la B.R.T.


CHAPITRE 1 :

DES DEBUTS DIFFICILES.



Née le 15 octobre 1954 à New York, dans le quartier du Bronx, Tanya Victoria Blum, épouse Roberts, voulait devenir actrice, et elle admirait Bette Davis, Vivien Leigh, Barbara Stanwick, Rita Hayworth, Lana Turner, Katherine Hepburn et Joan Crawford. Elle étaient belles et savaient jouer, pensait-elle.

Tanya fut un grand et maigre garçon manqué jusqu?à l?âge de 15 ou 16 ans. Elle a compris très tôt que la beauté est seulement relative. Il est vrai qu?il y a des millions de jolies filles en dehors d?elle, et elle n?est que l?une d?elles.

Son père, petit commerçant, avait beaucoup de difficultés et du mal à joindre les deux bouts, et ne lui consacrait que peu de temps.

C?est ainsi que, Tanya courait le long des rues de New York, et grandit avec les petites canailles.
Elle apprend de ses parents ce qu?il faut faire tous les jours : se battre pour garder la tête au dessus de l?eau. Elle mendie de la nourriture quand il n?y a plus d?argent pour en acheter. « C?était une époque pourrie » raconte Tanya. Heureusement, elle réussit dans ces rues malfamées à ne jamais avoir de difficultés. « J?ai tout fait pour me sortir de ce milieu. La dure réalité de la vie m?a fait frissonner ».
Elle s?est mariée une première fois, à l?âge de ... 15 ans, et est partie avec son jeune mari vivre au Canada. Mais cette union n?a pas duré, et au bout de sept mois, elle est retournée à New York. « Simple erreur de jeunesse, je ne veux plus qu?on me le rappelle ».

De retour à New York, elle cherche du travail et donne des cours de danse à des hommes plus âgés. Mais comme elle devient de plus en plus belle, elle a de plus en plus de mal à les tenir à l?écart : « ils voulaient tous une aventure, une nuit, ou même le mariage ». Mais les ambitions de Tanya sont plus grandes. Alors, elle coure les théâtres et les stations de télévision. Elle reçoit une offre pour un film publicitaire et un rôle dans une pièce à Broadway.

A l?âge de 17 ans, elle fait connaissance de Barry Roberts, dans une file d?attente de cinéma, et, en se mariant, Tanya s?est jurée de réussir son bonheur.

Barry est l?homme idéal pour Tanya. Il est toujours sûr de lui. Quand les samedis, « ils soufflent un peu », et qu?ils sont ensemble toute la journée, manger une pizza, boire une tasse de café, et ne penser à rien d?autre, alors seulement, Tanya peut se rendre compte combien ils tiennent l?un à l?autre. « Ce que j?admire le plus chez Barry, c?est qu?il n?est pas jaloux à propos de ma carrière et qu?il me laisse la construire comme je l?entends ».

Quand ils sont séparés pour un certain temps, ils se téléphonent tous les jours. « Quand il le faut, je peux me passer de Barry, mais je n?aime pas me passer de lui. Il est la seule stabilité dans ma vie. Malgré ce qu?on peut dire sur Barry et moi, nous ne voulons pas nous séparer. Je sais très bien ce que je veux : devenir une grande actrice. »
Mais ce second mariage, presque aussi précoce que le premier, ne plaît pas à ses parents, et ils la mettent à la porte. Pourtant, elle n?est pas enceinte, et elle aime l?homme de sa vie, Barry Roberts, auteur dramatique de son état. Elle avoue que c?était une folie, parce que son mari était beaucoup plus âgé qu?elle, et qu?à dix sept ans, il est faux de croire que l?on aimera qu?une seule personne dans son existence. Mais ne s?est-elle pas jurée de réussir son bonheur ?
Elle quitte donc la maison familiale et conduit sa propre vie. Elle survit, comme on l?a vue plus haut, en donnant des cours de danse et en tournant des spots publicitaires pour Ultra Brite, Clairol, Diet Rite, etc. Dans le même temps, elle joue dans des pièces de théâtre off-Broadway : « Pic-nic », « Antigone », « Lilion », « Bus stop », et « Born Yesterday ».
Ses parents auraient aimés, comme la plupart des parents, qu?elle termine ses études, et qu?elle aille à l?Université, mais l?y contraindre n?aurait servi à rien. Après tout, elle n?était pas dans la rue, et gardait sa sensibilité et son indépendance.

Elle connaît beaucoup de difficultés, ce qui la mûrit rapidement. Elle a reçu quelques leçons, qui l?ont aidé en tant qu?actrice. Elle sait ce qu?elle veut, et rien ne peut l?arrêter ! elle a donc très vite appris qu?il faut se battre pour obtenir ce que l?on désire !

Devenue mannequin vedette, elle commence à gagner beaucoup d?argent, et garde sa passion pour le théâtre. Elle continue de prendre des cours d?Art Dramatique dans les académies de l?Herbert Berghof Studios avec Utal Hagen, Alice Spivak, Alice Hermes, l?école de Lee Strasberg de New York, et la Canadian Academy avec John Winslow.

*
* *

A force de volonté, elle obtint son premier rôle en 1975 dans « the Last Victim/Forced Entry », film remonté en 1982, et sorti en vidéo sous le titre de « Viol sans Issue ». Petit film qui se termine très mal... pour le violeur. A voir avec prudence, ce film est surtout réservé aux inconditionnels de Tanya.
Durant cinq ans, elle vit à New York avec son mari, avant d?aller tenter sa chance à Hollywood pendant l?été 1977. La vie n?est pas toujours drôle pour le couple, nouveau venu en Californie.
Aujourd?hui encore, elle partage la vie de Barry, et pourtant les difficultés ne leur ont jamais été épargnées. Il n?est pas simple de rester à la fois une bonne épouse et de devenir une star. Les tentations sont grandes de fréquenter un réalisateur influent qui peut offrir un rôle, quand on crève de faim. Mais, le danger est plus grand encore quand, du jour au lendemain, la richesse arrive et que l?argent tourne la tête.
La situation de celui qui partage la vie d?une star n?est pas enviable. La jalousie, l?attente interminable entre deux tournages, le fait de ne plus très bien savoir à qui appartient votre femme, sont des épreuves terribles. « Il ne faudrait jamais rêver de devenir un symbole sexuel ». Actuellement, la seule chose qui lui manque encore, est un enfant. Mais elle avoue avoir peur de son irruption dans sa carrière. Et puis à Hollywood, on vous répète sans cesse : « N?ayez jamais d?enfant. Après vous ne serez plus belle ! » Elle veut bien ne pas y croire, mais cela laisse à réfléchir...

A Hollywood, sa carrière se poursuit. Peu après son arrivée, elle obtient un petit rôle dans « Fingers » (« Mélodie pour un tueur »), qui est l?histoire de Jimmy Angeli et des drames de la violence sexuelle.
L?année suivante, on la voit dans deux téléfilms : « Zuma Beach » de Katzin et « California Dreaming » (« ça glisse les filles ») de John Hancock. Le premier est toujours inédit, et le second nous narre l?histoire des surfeurs et des plagistes de Californie. Une comédie qui se laisse voir avec plaisir.
Cette même année, elle joue le petit rôle d?une hôtesse de l?air dans « The Private Files of J. Edgar Hoover » de Larry Cohen.


La télévision lui assure la sécurité financière et du travail tous les jours pour perfectionner ses aptitudes cinématographiques.
En 1979, sous la direction de B. Bilson, elle joue dans un téléfilm inédit « Pleasure Cove ». Puis, cette même année elle a son premier grand rôle dans un film de Charles Band. Ce petit film se termine très mal pour Tanya, qui reçoit un poignard dans sa très jolie nuque. Quelle scène cauchemardesque ! Quel choc !
En 1979, toujours, elle apparaît quelques instants dans « Raquet » (« Raquette ») de D. Winters, un petit téléfilm sur le tennis, dans lequel apparaît Bjön Borg, le champion d?alors.

L?année suivante, elle joue dans un téléfilm « Waikiki » de R. Satloff, puis dans un épisode en deux parties de la série « Vega$ ». C?est à ce Shelley Hack quitte la série « Charlie?s Angels » (« Drôles de Dames »), et Aaron Spelling, le producteur de ces deux séries lui cherche une remplaçante. Devant les performances de Tanya dans « Vega$ », il la choisit entre cinq cent candidates. Ephémère Ange de Charlie, durant quinze épisodes, diffusés sur M6 en 1992, de façon totalement inédite. Elle s?est promis de démentir la « malédiction » qui a frappé, tant dans leur vie privée que professionnelle, les Anges de Charlie que furent Farrah Fawcett, Kate Jackson, et Cherryl Ladd. Et elle y a bien réussi.
Les films ou téléfilms que Tanya à tourné ont de petits budgets de production... Mais ayant voulue être actrice, elle y réussit pleinement. Bien sûr, elle a besoin d?argent, et les cachets sont maigres, mais ce qu?elle veut par dessus tout, c?est l?expérience.
*
* *
En 1981, Tanya débute le tournage de « The Beastmaster » (« Dar l?invincible »). Ce film extraordinaire, malgré un scénario peu original., l?a rendu célèbre dans une certaine mesure, elle en a bien besoin. Le moral n?y est presque plus. Elle est dans la profession depuis onze ans déjà, et elle en est extrêmement déçue. Elle a obtenue un job qui lui donne quelque notoriété. Elle ne veut pas rester une inconnue, une actrice famélique. Elle se sent vieillir, et sa carrière ne va nulle part., tandis que de jeunes actrices étaient déjà connues et de vraie stars. Rien de décisif ne s?est produit pour elle.
Les séries lui ont fait gagner beaucoup d?argent. Mais, a-t-elle beaucoup avancé pour autant ?
Hollywood a terni sa carrière en lui confiant un rôle dans une série « maudite » qui avait déjà fait fuir Farrah Fawcett, Kate Jackson et Shelley Hack, mais elle prend enfin sa revanche avec « The Beastmaster » de Don Coscarelli. Bien sûr, ce n?est pas un film à Oscar, ce n?est pas non plus une aventure aux retombées politiques ou sociales, ni un film psychologique. C?est un grand et bon divertissement pour les jeunes et les moins jeunes ! A l?image des « Aventuriers de l?Arche Perdue » et de « La Guerre des Etoiles », les scénaristes ont crée une nouvelle sorte de héros : profondément humain et qui ne joue les « superman ». mais l?action est garantie.
Ce film fut tourné en grande partie à Simi Valley, près de Los Angeles.
C?est un beau film d?héroïc fantasy, dans la lignée de « Conan le Barbare » de John Milius, mais où les personnages sont beaucoup plus sympathiques, plus humains.
Tout juste après la sortie en salle aux USA de ce film, Tanya pose pour PLAYBOY (dans le n° d?octobre 1982 de l?édition américaine, et de novembre 1982 pour l?édition française, et en novembre 1985, pour l?édition hollandaise). Objet de collection, aujourd?hui introuvable, les photos de l?édition américaine ont été prise et reprise par les éditions successives françaises et hollandaise.
Les photos de Tanya n?y sont ni hard, ni pornographiques. Au contraire, elles sont très soft, d?un beau et pur érotisme..
A propos de ce n° de PLAYBOY, elle dit sobrement : « je ne sais pas pourquoi je l?ai fait; je n?en ai pas honte, mais je n?étais pas plus riche grâce à lui. »

Le film qui suit, en fin d?année 1982, est « Heart and Armor » (« le choix des seigneurs », qui est un conte de fées, fondé sur le fameux mythe italien de l?Orlando Furioso. Le réalisateur est italien, et la distribution est italienne en partie. Les images y sont très belles. Ce film de G. Battiato fut peu important sur le plan commercial, et on ne le retiendra que la plastique irréprochable et superbe de Tanya.
Malheureusement, elle y brillera plus pour sa beauté que pour ses dialogues. Malgré les combats à mort que se livrent chevaliers chrétiens et maures. Et la scène mémorable où elle repousse les avances d?un violeur invisible. Un joli film néanmoins, qui est, hélas, passé inaperçu lors de sa sortie en France, en janvier 1984. Ce film n?est même pas sorti dans les salles aux USA.

Ensuite, elle tourne dans un téléfilm pilote, celui de la série « Mike Hammer » avec Stacy Keach : « Si tu me tues, je te tues ». Ce pilote étant le meilleur de la série, non seulement, parce que c?est le seul où apparaît Tanya, mais aussi parce que le suspense reste entier jusqu?à la fin. Pourquoi Tanya a-t-elle quitté le série ? Le mystère demeure encore entier. Malgré ce qu?on avancé quelques mauvaises langues, son partenaire, Stacy Keach, l?aurait serré d?un peu trop près !






CHAPITRE 2





SHEENA, LE ROLE D?UNE VIE ?



Devenue vedette de la télévision grâce aux « Drôles de Dames », c?est pendant le tournage de « The Beastmaster » que Tanya entend parler de Sheena, pour la première fois.
Ce rôle, est la plus grande opportunité que Tanya ait eu dans sa carrière. Quand elle a lu le script, elle a pleuré. Des rôles comme celui-ci n?arrivent pas souvent. Cela aurait été contre ses principes de ne pas le jouer. Elle s?est dit « Quel Enfer ! Je suis prête à mourir pour Sheena ! »
Aussitôt qu?elle apprend l?existence du projet, elle se dit : « Ce rôle doit être pour moi », et, elle en parle avec la responsable de la distribution à la Columbia Pictures.
Finalement, elle rencontre le réalisateur, John Guillermin, mais il n?était pas aussi convaincu qu?elle. Elle implore une seconde entrevue, et le rencontre une seconde fois.
Les plus belles filles du monde ne pouvaient jouer le rôle. Une centaine furent testées, mais il en demandait trop. On avait besoin d?un ensemble de beauté, un corps athlétique et bien entendu, une aptitude à jouer. Tanya le faisait depuis quatorze ans, et elle dit à John Guillermin : « on bien vous me mettez à l?épreuve, ou bien je tailladerai mon poignet ».
Mais Sheena est un personnage aux cheveux blonds, et Tanya a les cheveux auburn à cette époque, et, elle fait donc un essai avec une perruque, et John Guillermin l?embauche. Il est vrai qu?il n?y a rien de tel qu?une blonde. Elle rayonne de pureté, d?innocence et de naïveté.
Sheena est blonde avec de longues jambes dorées, et cela donne l?impression de voir évoluer un ange. Ce blond chaud et inégal, donne à ses cheveux l?allure d?une crinière de lion. D?ailleurs, Tanya qui aime être blonde, décide à ce moment qu?elle le resterait le plus longtemps possible. C?est dommage, car ses cheveux bruns faisaient ressortir encore plus, ses grands et merveilleux yeux bleus.
Tanya, une fois obtenue le rôle, s?y prépare pendant les neuf mois qui ont précédés le voyage en Afrique. Elle fait de la gymnastique une heure par jour, monte à cheval six heures par semaine, pratique l?aérobic et l?acrobatie sur un trapèze à une hauteur de vingt pieds. Ce fut une nouvelle expérience pour l?actrice de 29 ans. « J?avais besoin de force dans mes bras pour supporter mon poids tandis qu?on me balançait, et j?ai réalisé presque toutes mes cascades ». Elle prend aussi des cours de diction, car elle a naturellement une voix « râpeuse ». Elle travaille son accent, afin d?en atténuer la tonalité américaine.
Tourné au Kenya, ce film soumet Tanya à quelques douze vaccins (choléra, hépatite, etc.) avant le voyage. Ce qui l?a rend très malade, l?on s?en doute...
Arrivée sur place, l?équipe de tournage escalade et dévale des collines, marche à travers la plaine boueuse et sous la pluie pour trouver les extérieurs : « ce fut comme la recherche d?une cité disparue ! »
Bien que préparée physiquement, elle doit prendre une journée de repos, car les essais sont terriblement éprouvants et elle n?a jamais fait cela auparavant. Toutes les choses qu?elle a fait dans sa vie, ne sont pas aussi « dures » que Sheena. C?est, pour elle, très difficile à la fois physiquement et moralement. Emotionnellement, elle est à l?extrême limite de ses facultés. C?est ainsi qu?à la fin du tournage, elle s?écroule et est hospitalisée.
Tanya est très nerveuse lors du tournage. Elle a peur de rater ses cascades. Par bonheur, elle ne s?est pas cassé le nez, ni quoi que ce soit d?autre. Cela aurait été embarrassant, surtout pour une fille de la jungle !
Elle a faillit mourir plusieurs fois. Elle travaille avec mille animaux sauvages. Par exemple, elle a tourné une scène devant cinq cent éléphants qui n?ont, comme on s?en doute, jamais fait de film auparavant ! Tanya est soucieuse car ils ont l?habitude de charger. Elle doit chevaucher à cru un faux zèbre au travers un troupeau de mille bêtes. « C?était une expérience terrible ». Les animaux s?affolent devant sa monture, et elle et le faux zèbre le sont tout autant. Tanya a peur que son « zèbre » ne se cabre et qu?elle ne tombe en étant piétinée par mille bêtes folles.
Il y a aussi quelques scènes très dangereuses de vols d?hélicoptère autours des cratères. Elle est dans l?un des hélicos qui vole si près de la paroi de la montagne, qu?elle n?arrête pas de penser qu?ils vont la heurter. « Je ne pouvais pas me sauver, et je me suis mise à pleurer ».
Mais Tanya est très philosophe, et elle prend la vie comme elle vient, et si par malheur, elle devait disparaître lors d?une scène de ce genre, elle admet simplement qu?elle aurait été bien regrettée. De toute manière, elle a fait des cascades bien au delà de ses facultés corporelles.
Par exemple, lors d?une chevauché héroïque, comme on s?en doute, Tanya tombe et est tirée sur quelques mètres, le visage contre le sol à 50 kilomètres à l?heure. Elle a quelques bosses, mais heureusement, la peau n?est pas arrachée !
En une autre occasion, elle tombe du « zèbre » au galop avec son arc et ses flèches.
Elle tourne courageusement avec des milliers d?égratignures, coupures et cicatrices sur tout le corps, qui ne purent être dissimulées avec le maquillage.
Elle est malade très souvent. Beaucoup de jours de tournage débutent par une crise de dysenterie.
Tanya ne veut pas que Sheena soit un personnage de B.D. Elle veut que son personnage soit réel. Il est vrai qu?il peut arriver qu?une jeune fille blanche soit abandonnée dans la jungle africaine, et qu?elle soit élevée par la grande prêtresse de la tribu dans laquelle elle est recueillie. C?est du domaine du plausible !
Ce qu?il a de plus surprenant en Sheena, c?est son honnêteté, sa simplicité et sa naïveté. Elle a une personnalité multiple. Le rôle est parfait pour Tanya. Les parents de Sheena sont morts lorsqu?elle était très jeune, et elle se retrouve seule dans un environnement hostile, et est élevée par une chaman indigène dans des conditions totalement opposées à son passé. Tanya a eu des difficultés dans sa vie quelque peu similaires, qui l?ont rendue forte. Sheena est forte aussi, incorruptible, elle présente des aspects multiples, son immaturité, son attitude sont autant de points communs entre Sheena et Tanya.
Sheena n?est pas seulement un « Tarzan femelle ». Elle n?est pas un personnage de dessin animé. C?est pourquoi la Columbia Pictures a enlevé « Reine de la jungle » dans le titre.

La journée typique de Tanya, lors de ce tournage, peut se résumer ainsi : à 4h00 petit déjeuner et maquillage. A 5h00, elle prend l?avion. A 6h00 arrivée. Elle monte dans une voiture qui l?emmène sur les lieux du tournage où elle arrive à 7h30. Elle tourne sous un soleil accablant jusqu?à 18h00. A 20h00, elle est au lit.
Elle travaille ainsi quatorze heures par jour, six jours par semaine !

Le tournage terminé, les africains avec qui elle a travaillé lui ont offert des sagaies, en souvenir.
Lors de la Première, aux USA, Tanya, qui a horreur de voir son travail, qui hait le son de sa voix, sa façon de jouer, a dû regarder le film, la main devant ses beaux yeux, tout en écartant les doigts, afin de ne pas rater quelques scènes. Elle ne remarque toujours que le « mauvais » dans ce qu?elle fait, et non le bien. Elle est allé à la Première, mais ceci, par pure politesse. « J?aime le travail, mais je ne peux pas regarder la fin de la production! »
Paul Aratow et John Guillermin ont aimé travailler avec Tanya. « Nous avons mis plus d?un an à trouver l?actrice qu?il nous fallait, et nous en avons vu au moins deux mille ! Je suis persuadé que nous avons fait le bon choix avec Tanya. Elle surprendra beaucoup de monde ! Elle a quatorze ans de métier derrière elle, et une grande expérience de la scène, mais ce sera son premier bon rôle. Avec ce film, elle va réellement prendre un grand départ et faire une carrière de star. Et si je dois dire encore un mot sur Tanya, ce sera pour déclarer qu?elle est adorable, très coopérative, et extrêmement enthousiaste. C?est merveilleux de travailler avec elle. Je l?aime beaucoup ! Moi qui ai eu affaire à des « primas donnas », je peux vous dire que nous avons eu beaucoup de chance que ce soit elle qui incarne Sheena ! »



CHAPITRE 3

UN TOURNANT DANS SA VIE !



Ayant été actrice durant plus de la moitié de sa vie, Tanya a attendue la tournage de « Sheena » pour effectuer un tournant dans sa carrière.
Elle a appris beaucoup de la vie. C?est extrêmement décourageant de ne pas avoir de travail, d?auditionner pour des rôles et de ne pas les obtenir, et pleurer en fin de journée. Cela lui a enseigné ce qu?est réellement la vie.
C?est dans « A View to a Kill » (« Dangereusement Vôtre »), son rôle le plus important avec « Sheena, Reine de la Jungle » -titre dans la version française- qu?elle trouve cette nouvelle voie.
Son rôle est celui d?une riche héritière, Stacey Sutton, diplômée de géologie et travaillant pour la ville de San Francisco. Ce n?est donc pas une blonde silencieuse. Elle n?est pas une simple jolie fille dans les bras de James Bond. Elle est intelligente et indépendante. C?est réellement un très bon personnage. Elle est un individu très important dans le déroulement de cette histoire.
Toutes les actrices qui ont joués dans des téléfilms ou des séries, sont en général destinées à y rester. Elle n?a pas voulu gâcher le reste de sa vie à la télévision, mais paradoxalement, elle se désole quand les séries s?arrêtent, car elle est cataloguée dans la catégorie des actrices de télévision, et qu?elle est ravie du renom que ces séries T.V. et les téléfilms lui ont donnés auprès du téléspectateur.
Elle ne sait pas pourquoi, mais elle pense qu?aujourd?hui les films sont plus « physiques ». Ils semblent tous être des grandes histoires d?aventure. Mais cela ne la dérange pas, même si elle ne veut pas jouer toute sa vie dans des films d?action. Elle travaille durement en extérieur tous les jours, mais ce n?est pas si désagréable, et physiquement elle est à la hauteur !
Si c?était dangereux, elle ne ferait pas ce qu?elle fait. En d?autres termes, elle ne se casserait pas une jambe pour rien.
Elle peut faire des choses dites « effrayantes », mais elle sait fort bien qu?elles ne sont pas. Grimper, sauter, courir... ne l?inquiètent pas du tout.
Avant une cascade, elle vérifie le côté technique pour s?assurer que tout est OK; car elle ne veut pas prendre de risque pour rien. Des choses telles que monter ou descendre d?un arbre, un exercice qu?elle réalise elle-même, elle l?accomplit sans problème. Elle a confiance en elle.
En voiture, si elle est sur le siège du conducteur, c?est parfait, mais si elle est passagère, elle est soucieuse, inquiète. C?est ainsi qu?elle traite les scènes dangereuses.
Quand elle reçoit un script, elle analyse les différentes scènes et dans le cas de Stacey Sutton, elle a travaillé sur des petites difficultés. Le plus souvent dans un film d?aventures, il n?y a pas assez de temps pour développer pleinement les personnages, aussi éprouve-t-on le besoin d?insister sur l?apparence. Tanya se concentre sur sa façon de marcher, de parler.
Elle vérifie les journaliers pour des raisons techniques, elle se préoccupe toujours de son maquillage afin d?être correcte, elle se soucie de sa voix, et s?assure que tout soit en place. En général, elle n?aime pas se voir à l?écran. « Personne n?aime se regarder à l?écran. Vous avez juste à serrer les dents et essayer d?être objective! »
Elle a vu tous les films de James Bond. Mais jamais, elle n?aurait penser jouer dans l?un d?eux. « Cela ne m?était pas venu à l?esprit. » Elle aime ces films car ils sont synonymes d?évasion. Cependant, les gens qui rêvent d?être dans des films comme ceux de Bond, ne sont généralement pas acteurs. Tanya est dans le show business. Elle est très réaliste, et réalise que cette vie n?est pas toujours fascinante.




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A propos de ses admirateurs, elle estime que ce sont eux qui la modèlent. Elle espère sincèrement que les gens aiment son travail, et apprécie chaque lettre qu?elle reçoit. « Je suis heureuse qu?ils m?aiment, ou alors, je ne serais pas dans cette profession. » Mais pour les admirateurs, c?est une vérité différente. Ils sont prêts à regarder les productions une fois terminées, qui ont pris cinq mois de travail acharné, et exigé beaucoup d?efforts, incluant trois jours, qu?elle a passé à étouffer dans la fumée. « Ce n?est pas ce à quoi cela ressemble dans les films terminés. »

C?est à la sortie de « A View to a Kill » que Tanya autorisa la création de son Fan Club aux U.S.A.

Ce que Tanya pense de Roger Moore, son partenaire dans ce film, n?est que louanges : « Roger est très logique, il est toujours de bonne humeur. Très professionnel, il est très facile de travailler avec lui. Vous avez toutes sortes de personnalités sur un tournage, et c?est très sympa? quand vous avez des gens doux comme Roger Moore. »

Après « A View to a Kill », Tanya resta plusieurs mois sans travailler, et c?est seulement en janvier 1986 qu?elle tourne dans « Body Slam » de Hal Needham. Après ce film, sorti en novembre 1986 aux U.S.A., et toujours inédit en France, elle refuse d?entrer dans le feuilleton « Dallas », produit par la société Lorimar.
Plus récemment encore, elle a refusé, toujours à la Lorimar, le premier rôle dans une série policière.

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Mais son bonheur qu?elle s?est juré de réussir, a-t-il jamais été en danger ? Non, en fait, car elle disait : « Je me suis marié pour toujours. J?aime mieux être assise à la maison avec Barry, que d?être avec n?importe quel homme dans le monde ! »

Elle vit heureuse à Los Angeles, avec son mari Barry, son doberman Champ, et ses deux chats siamois.
Tous les jours, Tanya et Barry, nagent dans leur piscine, et regardent des vieux films que Tanya adore, en attendant qu?un producteur avisé lui propose un rôle à son image, si ce n?est à la taille de son courage, de son talent, de sa beauté et de son amour pour le Septième Art!


CHAPITRE 4

L'APRES JAMES BOND !




Après Dangereusement Vôtre, A View To A Kill en anglais, Tanya n'a que peu tourné.







Paroles de Fans






Pourquoi j?aime beaucoup Tanya Roberts ?

En dehors du fait que j?ai beaucoup apprécié certains de ces films tels que « The Beastmaster » (Dar l?invincible) ou « Tourist Trap » (Le Piège). C?est surtout le personnage en lui même qui me plaît.
Dans les films qu?elle a tourné on n?a pas qu?une simple impression de jeu, mais plutôt de vie. Quand on la voit, il y a quelque chose qui passe, une impression de pureté, de sincerité, de douceur et de grâce, mais aussi et surtout de gentillesse.
Des qualités que l?on retrouve rarement chez les actrices, sauf peut-être chez Jessica Lange ou Sigourney Weaver et d?autres encore...
Et même si le film est mauvais (« Sheena », « viol sans issue », « le choix des deigneurs »), c?est avec un réel plaisir qu?on appréhende une oeuvre qui n?est jamais vraiment ennuyeuse et surtout dénuée de toute prétention.
D?autant plus qu?une beauté physique assez exceptionnelle, elle a avec ça des dons de comédienne non négligeables.
Le fait d?avoir préféré des oeuvres à petit budget m?a beaucoup plu. Ainsi que le fait d?être une star sans avoir à jouer « la star », le fait de ne pas se cantonner dans des rôles de mannequins ou du moins ne pas apparaître comme simple mannequin.

Julien Fonfrede.




























A TANYA ROBERTS.


Auréolée de gloire,
Sa beauté est l'égale de son talent.
Brune ou blonde,
Dans les bras de l'invincible Dar
Ou dans ceux de James Bond,
Tu deviendra la Reine du Septième Art.

Le coeur de tes fans est heureux,
Quand, sur le grand écran, tu apparais
Telle une reine, radieuse, riche de louanges,
Maîtresse de grâce dans son royaume.

Tu es la maîtresse des joies de nos coeurs,
Nous qui sommes tes fans,
Il ne fait aucun doute
Que, pour nous tu es la meilleure, la plus belle

Que fait-elle ?
Que devient-elle ?
Autant de questions que, nous autres,
Ses admirateurs, sommes en droit de nous poser.

Après neuf ans de cinéma,
Il est à regretter qu'elle ne soit que rarement
Sur les écrans ou à la Une
De tous les magazines.

Auréolée de gloire,
Sa beauté est l'égale de son talent.




LA MAîTRESSE DE LA GRÂCE.

Il goûte le bonheur que connaissent les bienheureux
Celui qui a tourné avec toi,
Celui qui peut se tenir et te regarder,
Celui qui tournera avec toi.

Nous l'aimons,
Mais nous connaissons l'épreuve et le supplice.
Tanya, nous a la première, à ses beaux yeux soumis.

Telle une nymphe dans son bain, elle nous est apparue,
Dans "the Beastmaster",
Telle une reine,
Dans la jungle Africaine
Elle est apparue aux yeux de tous,
Comme la Maîtresse de la Grâce,
Auréolée de gloire,
Sa beauté est l'égale de son talent.

-Richard TUIL- Juin -Juillet 1986.




Disco
Plein de music dans la tête des années 75-85
funky music
tout ce qui est DISCO et vieux FUNKY 75 à 85
archéologie Archéologie orientale principalement et fondateur de l'association "Institut d'Archéologie Méditerranéenne et Biblique" Archéologie, histoire
Histoire Histoire, archéologie
l'archéologie L'archéologie, l'Histoire
L'Histoire l'histoire et l'archéologie
Ecriture J'écris depuis que j'ai 14 ans... ça fait donc un bail, et j'ai réussi à en publier deux !!! Heroic Fantasy
L'écriture Lecture J'aime bien tout ce qui est archéologie orientale, fantasy
Funk histoire Depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, j'aime l'Histoire, et l'antiquité depuis que j'ai vu le film "cleopatre" quand j'avais 9 ans
Ecriture
La colère des Dieux de Daniel Kircher
Le plus beau roman jamais écrit :

En voici un extrait :


A la mémoire de Sir Arthur Evans, qui découvrit la civilisation minoenne

Minos est le premier souverain qui ait possédé une flotte. Il régna sur les Cyclades après en avoir chassé les Cariens et étendit sa domination sur la mer que nous appelons Hellénique, qu'il purgea des pirates pour mieux assurer la rentrée de ses revenus.

THUCYDIDE

Les vaisseaux de Tarsis ramèneront du lointain tes fils, et avec eux leur argent et leur or.
ISAÏE





AVERTISSEMENT


La plupart des personnages de ce roman appartiennent à la légende grecque. Ce sont :
- MINOS: Souverain de Crète, à qui sa réputation de sagesse valut de devenir juge des Enfers en compagnie d'EAQUE et de RHADAMANTHE. Leur tâche était de décider qui parmi les morts accédait aux champs Élysées, et qui serait précipité dans le Tartare.
- Le SECOND MINOS: Petit-fils et successeur du premier selon une tradition révélée par Diodore de Sicile.
- PASIPHAÉ : Épouse d'un des Minos. De ses folles amours avec un taureau fabuleux devait naître un monstre: le Minotaure.
- ARIADNE : Princesse crétoise qui trahit et sa famille et sa patrie en donnant à Thaesae le moyen de tuer le Minotaure. Elle fut ensuite abandonnée par son amant sur une île déserte.
- PHAEDRA : Princesse crétoise ; également amoureuse de Thaesae, elle l'épousa après avoir évincé Ariadne. Par la suite, sa passion pour son beau-fils Hippolyte inspira à Euripide, Sénèque et Racine de célèbres tragédies.
- THAESAE : Premier roi d'Athènes, d'après la légende. Le meurtre du Minotaure fut son plus fameux exploit.
- Le MINOTAURE: Monstre mi-homme mi-taureau, fils de Pasiphaé. Il lui était sacrifié des jeunes gens et des jeunes filles.
- ÉGÉE : Père de Thaesae. Épouvanté par l'apparition d'un navire aux voiles noires dont il ne savait pas qu'il lui ramenait en fait son fils, il se précipita dans la mer qui porte aujourd'hui son nom.
L'action de ce récit se déroule au temps de la décadence crétoise, quinze siècles avant la naissance du Christ.
La Crète est déjà un très vieux pays, enfin unifié, peut-être sous le sceptre du premier Minos, Pélasges ou apparentés aux Pélasges, les Crétois ont fondé des comptoirs sur tous les rivages de la Méditerranée orientale, qui garderont jusqu'à l'époque classique le nom de Minoa, tandis que des îles porteront jusqu'au temps de Périclès le nom de Minoïdes. Un demi-millénaire avant les premières entreprises phéniciennes, les Crétois ont, de Chypre à la Sicile, le monopole du commerce sur mer; leurs navires pénètrent en Méditer-ranée occidentale et atteignent les côtes de l'Espagne. C'est la première thalassocratie du monde. La légendaire Tartessos aux fabuleuses richesses fut-elle une de leurs colonies ? il est certain en tout cas que le puissant royaume dont elle fut la capitale et qui s'étendit sur toute la Bétique colonisa les Baléares, puis sous le roi Norax la Sardaigne avant de commercer plus tard avec le roi Salomon, fut influencé par eux.
Dans leurs belles maisons et leurs magnifiques palais, pourvus d'un confort étonnamment moderne (avec notamment le tout-à-l'égout et l'eau courante à tous les étages dont était dépourvu le Versailles de Louis XIV),

les Crétois mènent joyeuse vie au milieu des danses, des fêtes et des courses de taureaux. Étonnante civilisation, qui vingt siècles avant notre ère donnait aux femmes un rang qu'elles ne retrouvent que difficilement aujourd'hui ! Pourtant des signes de décadence apparaissent : les palais des rivaux du souverain de Cnossos sont incendiés, le style. officiel paralyse les artistes, et .surtout les documents administratifs sont désormais rédigés dans la langue et l'écriture des Achéens. Et déjà il apparaît que c'est ce peuple jeune et rude qui prendra la relève des Crétois énervés par la douceur de vivre. C'est à ce moment que commence notre histoire !
Pour ceux qui désireraient en apprendre davantage sur les légendes et les réalités de la civilisation minoenne je ne saurais trop conseiller de lire l'Histoire de la Crète, de J. Tulard, aux Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », ainsi que, dans la même collection : Les premières civilisations de la Méditerranée, de J . Gabriel-leroux. Pour situer la civilisation crétoise dans son contexte historique, on consultera avec profit l'Histoire universelle Larousse, tome I: «La Haute Antiquité», de Gilbert Lafforgue.

D.K.







CHAPITRE I



Au mois de Khoïak, pendant les fêtes de la résur-rection de Tammouz, Byblos prenait, s'il était possible, un aspect encore plus grouillant et plus affairé que d'habitude.
En dix ans d'occupation pharaonique la grande cité phénicienne avait prospéré. Mais pour les Égyptiens eux-mêmes n'était-elle pas une ville sainte ? Tammouz n'était-il pas un autre nom d'Osiris ?
Sur son rivage avait échoué le coffre contenant le corps du dieu assassiné par son frère Seth. Là, un tamaris avait poussé, l'entourant de ses branches, le protégeant de son bois. Puis l'arbre contenant les restes sacrés, abattu, devint pilier dans le palais royal, jusqu'au jour où Isis la veuve éplorée put pénétrer comme servante chez le roi. Celui-ci lui fit don de l'arbre et du corps de son époux après l'avoir surprise en train de voleter éperdument autour du pilier mystérieux sous la forme d'une colombe. Alors, depuis l'époque des bâtisseurs des pyramides, les Égyptiens offraient des cadeaux ou se rendaient en pèlerinage au Temple de la Dame de Byblos.
Outre son prestige religieux la ville était, avant même sa voisine et rivale Ougarit, le port le plus important
d'Asie. De ses quais partaient les innombrables cargaisons de chênes, noyers, cyprès, pins et cèdres dont l?Égypte avait un besoin vital. De cèdres surtout, de ces fameux .
cèdres du Liban que les forêts de Byblos fournissaient en abondance: un bois odorant était utilisé pour les palais comme pour les cercueils et son huile était indispensable pour l'embaumement. Sur ses chantiers navals s'était construite la flotte que le pharaon avait fait transporter à travers le désert et qui lui avait permis de passer l'Euphrate par surprise pour porter un coup fatal à l'empire du Mitanni.
Byblos était aussi devenue la base principale des Égyp-tiens pour leurs opérations de conquêtes en Asie Anté-rieure. Cela avait donné un nouvel essor à sa richesse, un nouveau ferment à l'activité de ses habitants car c'était vers elle que convergeait le butin des pillages de Kadesh, Karkemish, Megiddo, Tounip. C'était finalement dans les mains des marchands astucieux et des banquiers habiles de la cité que tombaient les richesses des orgueilleux Mariannis Hourrites. Grâce à quoi le commerce avait pris une ampleur sans, précédent.
Dans ses souks, ouverts de l'aube Jusque tard dans la nuit, la ville offrait tous les produits de la Phénicie : tissus de lin et de laine, cuirs travaillés, céramique, métal ciselé, martelé ou fondu, verre opaque comme en Égypte, verre teinté et coloré selon les procédés phéniciens, perles et pierres d'imitation. Mais elle était aussi un marché international où l'on pouvait acheter et vendre tous les produits du monde :depuis l'ambre apporté par les Crétois jusqu'aux parfums venus d'Arabie, en passant par le corail de la mer Rouge et l'ébène du pays de Pount. Tout cela s'entassait dans des rues étroites et colorées, coupées de places encombrées d'étalages, fleurant l'huile, les raisins secs et les aromates, où l'on entendait tous les idiomes de l'Orient; aux dialectes de Haute et Basse Égypte se mêlant l'akkadien, langue commerciale par excellence, l'antique parler de Sumer et vingt patois locaux. Ici se rencontraient tous les peuples méditerranéens : graves Égyptiens vêtus de lin empesé, Cananéens aux tissus bariolés, Troyens hâbleurs, la chlaïna agrafée sur l'épaule, Babyloniens en robes longues, et la foule des portefaix et des débardeurs, torse nu, brûlé de soleil, ployant sous les ballots. Dans ce fourmillement, deux hommes furetaient entre les étals et les échoppes, semblant chercher quelque chose de particulier, d'extraordinaire. En véritables badauds, ils se retournaient de temps en temps sur la silhouette imposante de quelque marchand assyrien reconnaissable à sa barbe frisée et aux draperies multicolores de sa robe, venu là pour vendre les manteaux de pourpre, les étoffes délicates, les cordes tressées et les broderies fabriquées à Assur, Kalah et Harân. Ils jetèrent un coup d??il distrait à un maquignon de Bet-Togarma qui vantait ses chevaux, ses mulets et ses ânes. Près de lui, des caravaniers arabes, la tête coiffée d'un turban, avaient exposé leurs marchan-dises sur des couvertures à même le sol: le nard, l'encens, la myrrhe, les aromates et les pierres précieuses venus du pays de Saba.
Le plus grand des deux hommes désigna une boutique où une femme accompagnée de sa suivante faisait son choix parmi les étoffes rares et les bijoux de prix, pendant que le propriétaire, un artisan d'Edom au torse maigre et à la barbe touffue, assis à une table, enchâssait une escarboucle sur une monture d'or. L'autre jeta un coup d??il blasé sur les rubis, améthystes, opales, exposés dans l'échoppe, puis il secoua la tête et passa son chemin.
Il s'arrêta devant les tréteaux des trafiquants araméens : ils débordaient des produits apportés de leur pays fertile : le vin, le lait, la graisse, les baumes et la résine. Il refusa en souriant d'acheter un hîn de vin d'Helbon à un mar-chand de Damas, tandis qu'un autre le pressait d'acquérir la laine moelleuse issue des environs de l'Oronte. Mais il fronça les sourcils à la vue de leurs voisins: de grands gaillards dégingandés, très blonds, qui parlaient une langue septentrionale et vendaient à la criée du vin et de l'huile d'olive contenus dans de beaux vases peints, ainsi que des métaux bruts et des armes blanches.
Son compagnon dut deviner ses pensées car il dit :
« Ces Achéens! On les rencontre vraiment partout. »
Il parlait le pélasge avec un fort accent de Carie. C'était un véritable colosse à la chevelure de rouille, et ses muscles saillaient sous sa peau à chacun de ses mouvements; ses joues étaient couturées de profondes cicatrices entre lesquelles les poils de sa barbe poussaient comme des buissons roux. Un petit bonnet conique en feutre le coiffait, une sorte de tablier de byssus ceignait ses reins et il portait à la ceinture une lourde massue de bronze.
L'autre ne répondit pas mais hocha la tête, le visage grave. Lui avait le type méditerranéen, sec et plutôt petit. Avec ses épaules larges et ses hanches étroites on l?eut pris pour un Égyptien, n'eut été son abondante chevelure noire et ondulée. Il ne portait pour tout vêtement qu'un pagne de lin d'une couleur bleue très pâle, orné d'un galon violet et étroitement serré à la taille. Mais un bandeau blanc entourait sa tête et un poignard triangulaire au manche d'or ouvragé était passé à sa ceinture de cuir.
Ils continuèrent leur marche et bientôt hésitèrent devant un étal où un commerçant d'Hiérakonpolis marchandait âprement avec des négociants hittites le prix des défenses d'éléphant et des plumes d'autruche qu'il avait rapportées de Nubie. Car ici tout se réglait en d'interminables et pittoresques palabres où le geste et la mimique expressive avaient autant d'importance que la parole. Les étrangers allaient peut-être se laisser tenter lorsqu'un boniment caractéristique les fit se retourner. Un crieur, devant son estrade, présentait en faisant voleter ses manches trop longues une douzaine d'esclaves nubiens. Tous étaient jeunes et on les avait dépouillés de leurs habits pour que les acheteurs puissent apprécier leur robustesse. Les deux hommes échangèrent un coup d??il et d'un accord tacite se dirigèrent vers l'estrade. Prévenant, le vendeur les aida à escalader le roide escalier, puis à la demande de l'homme aux longs cheveux il fit sortir du rang les deux noirs les plus hauts de taille. Ceux-ci s'approchèrent, les anneaux des chaînes qui leur entravaient les jambes sonnant sur le plancher de l'estrade. Passivement, ils laissèrent le géant leur palper les muscles, leur examiner les dents, les yeux, d'un air de connaisseur . Pendant ce temps le second personnage, dont tout indiquait qu'il était Crétois, écoutait distraitement le babil du vendeur.
« Sont-ils forts ? demanda-t-il soudain.
- Oh, mais je pense bien, lumière de Baal, s'exclama le marchand, songe que...
- Alors demande-leur de lutter contre mon serviteur ! »
Le marchand d'esclaves risqua une protestation mais le visage de son interlocuteur resta de glace; alors, résigné, il jeta un ordre. Après un moment de surprise, un des esclaves empoigna le colosse, et malgré la taille et la robuste complexion du Noir on aurait dit un adolescent se préparant à lutter contre son père. Pendant un moment les deux hommes se raidirent, muscles durcis, membres emmêlés; puis lentement le Nubien se mit à plier devant la masse de son adversaire. Il tenta de reculer d'un pas mais sa chaîne le fit trébucher; il croula en arrière, toujours accroché à son ennemi, qui n'eut plus aucune peine à le clouer au sol. Un instant il chercha à se dégager à force de tortillements et de ruades, mais la poigne qui maintenait ses épaules à terre était sans commune mesure avec sa force. Il abandonna.
Avec une souplesse qui surprenait chez un homme de .sa corpulence, le titan roux se redressa et fit face aussitôt à 1'attaque du second Noir. Elle était habile et violente; pourtant il résista comme un taureau, dont il avait la masse et la puissance. Le Nubien, tirant avantage de sa grande souplesse, feinta, puis d'une rapide torsion du corps il jeta son ennemi à terre. Aussitôt il fut sur lui; mais son adversaire le dépassait d'une tête et était massif en proportion: il réussit à rouler sur lui-même et à renverser la situation. Alors un ordre sec interrompit la lutte.
Les deux hommes se redressèrent et le Crétois s'approcha du Noir.
« Es-tu courageux ? » lui demanda-t-il directement.
Il utilisait le dialecte thébain; l'autre riposta en cette langue :
« Prends une arme, donne-m'en une et tu verras.
- Et toi ? répéta le Crétois en s'adressant à l'autre Nubien.
- J'étais guerrier dans mon village », fit l'homme sobrement.
Une lueur de satisfaction dans les yeux, son interlocuteur fit un pas en arrière et reprit la parole :
« J?ai un cadeau à faire au roi Minos de Crète; celui-ci recherche pour sa garde noire des gens comme vous. Me promettez-vous, si je vous achète, de le servir loyalement ? Je précise que son service sera pour vous infiniment plus avantageux que tout autre. »
Les deux Noirs roulèrent des yeux effarés ; le marchand; qui avait saisi quelques bribes de la conversation n'était pas moins surpris. Comment ? Traite-t-on avec un esclave à présent ? Le géant seul sourit un peu; il connaissait son maître.
Après quelques mots échangés dans leur idiome les deux Noirs . vinrent baiser les mains du Crétois en signe de soumission. Aussitôt son serviteur sortit de son vêtement un épais rouleau de fil d'or et le maître entama avec le marchand une longue discussion. Dès qu'ils se furent mis d'accord sur le prix, il sortit son poignard et en coupa la longueur fixée.
Puis .il descendit l'escalier, faisant signe aux esclaves de le suivre. Toujours nus, ceux-ci obéirent :on n'avait eu garde de leur enlever leurs entraves. Le géant carien leur emboîta le pas.
Le Crétois se dirigeait vers le port, du pas de celui qui, ayant achevé ses affaires, rentre chez lui, lorsqu'un attroupement le força à s'arrêter. Il était parvenu au marché des femmes et là, comme chaque jour, il y avait foule, car elles coûtaient moins que les hommes tout en faisant le même travail.
La foule était si dense que les quatre hommes ne purent la fendre. Alors, sans impatience, le Crétois s?adossa à un mur brûlé de soleil et regarda l'enchère. Pour l'heure, des Mycéniens proposaient aux amateurs, de jeunes femmes à peau laiteuse venues pour la plupart des rives embrumées de la mer troyenne. Justement l'un d'entre eux en faisait monter une sur le plateau de bois mobile qui dominait la scène. On ne pouvait distinguer ses formes ni ses traits, car - intentionnellement sans doute - on l'avait vêtue d'une longue tunique de toile blanche, bouffante et souple; en outre un manteau de safran qui dissimulait ses bras et ses épaules lui couvrait la tête et un voile léger masquait son visage. Avec l?emphase propre aux marchands, le crieur annonça qu?il vendait a présent la seule humaine capable de rivaliser en beauté avec Ashtoret, la Baalat de Byblos. Quelques rires incrédules lui répondirent et on lui cria de montrer les dents du cheval qu'il vantait.
L'interpelé releva le défi avec la bonne grâce d'un homme sûr de son fait: il enleva le voile, révélant un visage mince aux grands yeux effarouchés, dont les lèvres très rouges contrastaient avec un teint de craie.
« Mais elle est malade, cette fille! » lui cria-t-on.
Le vendeur s?offusqua : sa marchandise était en excellente santé; qu'ils jugent d'ailleurs par eux-mêmes ! Et, ce disant, il ôta d'un mouvement preste le manteau de la jeune fille. Cette fois un murmure d?admiration remplaça les railleries. Libéré par l'étoffe, un flot de cheveux souples, couleur de miel, avait glissé sur les épaules rondes de l'esclave. Et tous les hommes présents contemplaient avec ravissement ses bras nus, fins et déliés. Conscient de l'effet produit, son maître fit tourner le plateau afin qu'ils puissent mieux juger de la pureté de son profil et de la grâce de son cou mince.
Le Crétois, impassible, ne put se défendre d?une émotion soudaine. Sa beauté ? Sans doute; mais surtout cette expression pitoyable, ce regard trop brillant dans lequel il crut distinguer des larmes. Cela lui rappelait une biche qu?adolescent il avait forcée dans les bois du mont Ida et que pris de pitié il avait laissée s'enfuir.
La jeune fille s'était empourprée : dix voix criaient pour voir son corps. Elle jeta un regard suppliant au vendeur, mais celui-ci, sans y prendre garde et souriant à la foule, défit les attaches qui retenaient son péplos. La mince tunique tomba aussitôt à ses pieds. Immédiatement d'un geste instinctif, elle croisa ses bras sur sa poitrine : à l?exception d'une mince bande de toile, passant entre ses jambes et retenue à la taille par une cordelette, elle était entièrement nue.
Une bouffée de chaleur avait envahi le corps de tous les hommes présents : la mince silhouette totalement exposée, à leurs regards était d'une perfection absolue. Le sourire du vendeur s'élargit, et se frottant les mains il cria en akkadien, que tous les assistants comprenaient peu ou prou :
« Je vous assure que ses talents valent sa beauté. Elle est experte dans tous les travaux de son sexe : le tissage, le filage, la broderie, la confection des repas; les soins à donner aux enfants ou aux animaux n?ont pas de secrets pour elle. Allons, qui d'entre vous m'achètera ce bijou ? La divine Scylla d'Attique, fille de prince! Ah, j'oubliais, elle sait aussi lire et écrire! Je l'offre pour quatre sicles d'or. »
Un homme leva le bras : un éleveur de troupeaux du sud de Canaan, à en juger par son costume et son accent; il cria qu'il la prenait. Aussitôt un autre homme se dressa : un Chaldéen des environs de Babylone, celui-là.
« Je t'en offre cinq sicles ! » lança-t-il.
Évidemment les lupanars de Mésopotamie seraient heureux d'accueillir une aussi superbe créature; mais déjà un homme aux allures de chef de pillards louites offrait sept sicles. L'enchère monta avec une rapidité effarante. A quinze sicles, le géant regarda son maître.
« Ma parole, mais c'est déjà le prix de deux hommes! »
Et il secoua la tête, en homme qui ne comprend pas. L'objet de cette âpre enchère regardait, éperdue, ceux qui se disputaient ainsi sa personne ; elle n'avait pas abandonné son attitude pudique mais nul ne semblait s'en soucier. Le Crétois la contemplait avec des sentiments divers. Certes, il n'était pas venu pour elle, mais à mesure qu'il la regardait il sentait croître l'envie de l'acquérir... Voyons, qu'en ferait-il ? Il avait déjà des servantes pour son intérieur et une femme pour son lit. Du reste, celle-ci atteignait un prix tel qu'il aurait été tout à fait déraisonnable de l'acheter.
« Vingt sicles !
- Vingt-trois sicles pour moi !
- Vingt-cinq ! »
A ce moment un officier égyptien, torse nu et crâne rasé, se leva; le riche collier qui pendait à son cou et les bracelets d'or qui enserraient ses bras témoignaient avec éloquence que les campagnes auxquelles il avait participé n'avaient pas été perdues pour lui.
« Cinquante sicles ! » laissa-t-il tomber.
Un murmure d'étonnement parcourut la foule, et le Crétois eut un haussement d'épaules : non, décidément il trouverait meilleur marché ailleurs. Après tout, les belles filles ne manquaient pas chez les marchands d'esclaves de la Grande Mer.
« ... Eh bien, seigneur, pour cinquante sicles d'or, déclarait le marchand, je crois que tu peux emmener .. .
- Une mine d'argent! » lança soudain le Crétois.
Il s'était à peine rendu compte de ce qu'il venait de crier, mais cette fois c'était dit: cette jeune esclave serait à lui et non à un autre. Tous les regards avaient convergé vers lui et le géant le regardait d'un air incrédule : l'argent avait près de quatre fois la valeur de l'or.
« As-tu autant d'argent sur toi, étranger ? » interrogea le marchand.
Le Crétois secoua la tête et s'approcha de lui, la foule s'écartant avec respect devant lui.
« Suis-moi jusqu'à mon vaisseau, dit-il, et je pèserai la somme que je te dois.
- Ne le crois pas, vendeur d'esclaves, fit l'officier égyptien, ce Kefti entend seulement t'attirer dans un piège pour te dépouiller. Il ne peut posséder une telle somme. »
Sans répondre, le Crétois mit sous les yeux du marchand son poing fermé... Un homme à tête de taureau était gravé sur la bague en or qu'il portait à son majeur : le signe des grands Minoïdes. L 'homme pâlit immédiatement et s'excusa en bafouillant.
« Pardonne-moi, ô Divin. Comment ton méprisable serviteur pouvait-il savoir...
- Ne m'appelle pas Divin. Cette esclave est donc à moi ?
- Oui... si le seigneur que voici ne surenchérit pas. » L'Égyptien sembla hésiter ; le retournement du Mycénien le prenait au dépourvu. C'est alors qu'à l'étonnement général une voix claire retentit :
« Achète-moi, seigneur. C'est à toi que je veux appartenir et à nul autre: Vois, je vaux le prix que tu paieras pour moi.»
La jeune esclave avait totalement abandonné toute pudibonderie. Décroisant les bras, elle les avait ramenés derrière elle pour mettre en valeur sa poitrine.
« Renchéris, insista-t-elle, tu ne le regretteras pas.
- Cinq mines d or pour l'esclave », dit l'Égyptien avec un peu d'écume sur les lèvres.
« Disons une mine d'argent et demie » , répondit le Crétois en le regardant fixement.
« Je ne te donnerai pas plus, vendeur d'esclaves, fit l'Égyptien.
- Dans ce cas, elle est à toi, ô Div? »
Mais l'officier porta deux doigts à sa bouche et siffla. Aussitôt une demi-douzaine de soldats épars dans la foule se frayèrent un passage pour le rejoindre. Railleur , l'homme se croisa les bras, commentant :
« Je suis au contraire convaincu qu'il renoncera à son acquisition. »
Au même moment une main pesante s'abattit sur son épaule. Il tourna la tête, pour se trouver face au géant qui brandissait, toute prête à lui écraser le crâne, sa lourde massue de bronze qui entre ses mains paraissait aussi frêle qu'un hochet d'enfant.
« Tu disais ? » s'enquit flegmatiquement le Crétois.
Convaincu que la première parole imprudente le condamnait à mort, l'Égyptien, à contrec?ur, renvoya ses soldats. Mais, devant les sourires moqueurs qui commençaient à fleurir autour de lui, il ne put se contenir. Délaissant la langue d'Akkad, il employa l'égyptien du Delta.
« Sois maudit, fils de Seth ! Tu es plus voleur qu'une hyène du désert. Tu es comme tous les Keftis : couard comme un chacal et visqueux comme une anguille! »
Le géant leva un peu plus son bras, mais le Crétois étendit la main :
« Paix, Alisar ! »
Puis, employant l'idiome de son rival :
« Choisis : au poignard ou à la lance, je te prouverai que Rhadamanthe, prince de Cnossos, n'est pas un lâche. Mais prends garde, vainqueur ou vaincu tu répondras de tes actes devant l'Horus lui-même. »
Les yeux de l'Égyptien s'agrandirent : ce nom de Rhadamanthe était célèbre parmi les peuples de la Mer, et ce qu'il signifiait était redoutable. Conscient de s'être attaqué à plus fort que lui, il hésita un moment ; puis, crachant un jet de salive aux pieds de son rival, il tourna les talons, invitant ses hommes à le suivre. Le prince le regarda disparaître ; puis se tournant vers son acquisition :
« Remets tes vêtements, tu es à moi. »

Et comme, avec des gestes d'automate, elle ramassait sa tunique et la ramenait devant sa poitrine, il commenta :
« Tu es sans doute la seule femme au monde à avoir coûté le prix d'une galère. »
Alors elle releva les yeux et il fut surpris de son regard. Il était complètement différent de tous les autres regards d'esclaves qu'il avait vus jusqu'alors. Celui-ci contenait un monde de fierté, de tristesse, de généreuse révolte et? d'écrasant mépris.








L'ecriture ou la vie
Funky Cops Goldorak
Que de souvenirs ! Heureusement que les DVD existent

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