La ballade nord irlandaise
Texte de Renaud Séchan, musique sur les motifs de "Water Is Deep" (folklore britannique), album "Marchand de cailloux" (1991).
Cette chanson, l'une des plus ravissantes de Renaud, a été consacrée à l'éternelle guerre civile entre la majorité protestante et la minorité catholique de l'Irlande du Nord (Ulster). Solution pour une coexistence pacifique: les hommes des deux partis devraient se fréquenter, boire et chanter à l'unisson... En effet, d'après Monsieur Séchan, "ce sont les hommes pas les curés / qui font pousser les orangers", c'est-à-dire les "arbres de la liberté", "là où la chanson n'en verra jamais" ( voir la "Ballade irlandaise" de Bourvil, 1958). Inutile de se battre, par conséquent, pour une histoire absurde de religion ("tuez vos dieux à tout jamais"...).
|
La Complainte de la Butte
Le texte poétique de Jean Renoir et la musique de Georges Van Parys ont fait de cette célèbre "complainte" l'une des plus belles chansons françaises.
Cf. le film "French Cancan" (1955), de Jean Renoir, où Esther Georges (interprétée par l'actrice Anna Amendola) la chante pour la première fois, mais avec la voix réaliste de Cora Vaucaire (c'est la version que je préfère).
J'aime pareillement, entre autres, l'adaptation plus moderne qui nous a été offerte par le duo Patrick Bruel / Francis Cabrel (2002).
|
"Le plat pays" de Jacques brel
Cette chanson de 1962, quoique susceptible de multiples lectures, reste avant tout un hommage fort émouvant à la Belgique et aux "Pays-Bas français" (Flandre, Hainaut, Artois).
Le regretté Jacques Brel, qui l'a interprétée avec un talent impossible à égaler, en est aussi l'auteur-compositeur.
|
le temps des cerises
Texte de Jean-Baptiste Clément (1866), musique d'Antoine Renard (1868).
Un classique de la chanson d'amour, après avoir été l'hymne de la Commune de Paris (printemps 1871).
J'adore principalement les reprises merveilleuses de Cora Vaucaire et Nana Mouskouri.
|
que sont devenues les fleurs.
Musique de Pete Seeger, texte français de Guy Béart, version "Olympia 1974" de Dalida (supérieure à sa première interprétation de 1962, qui est pourtant magnifique).
Cette délicieuse chanson antimilitariste sous-tend également le thème de la "fuite inexorable du temps".
Voilà pourquoi, à mon cours de littérature française (tenu respectivement aux lycées sardes de Pozzomaggiore, de Bono, d'Ozieri et de Sassari), je l'ai toujours diffusée en compagnie de la "Ballade des dames du temps jadis" de François Villon, dont le célèbre refrain est: "Mais où sont les neiges d'antan?" (chantée par le très éminent Georges Brassens).
La splendide version originale en anglais (Pete Seeger, "Where have all de flowers gone?", 1960) a été reprise, en 1963, par la divine Marlène Dietrich. Du reste, cette actrice a enregistré sa propre version française avec un titre légèrement différent: "Qui peut dire où vont les fleurs?" (1962).
|
|
|