Publié par Marie-Angélique Brun12 mars 2010 dans géologie
comme sur le site d'allo surf par exemple
C'est de l'escroquerie et de l'abus de la naïveté humaine. Pour moi, la météo va même en régressant, alors qu'ils ont des moyens informatiques de plus en plus puissants, des archives et antécédents de plus en plus grands, ils ont du mal à "deviner" le temps qu'il fera quelques jours après; selon moi, leur raisonnement basé sur des probabilités qu'à situation égale = résultat égal est faux. Rien ne prouve que si on retrouve 2 fois ou plus la même situation globale la météo va évoluer de la même façon que les autres fois. D'où leur "plantage". Quand à la "prévision" sur x jours, c'est purement commercial, pour faire plaisir aux télespectateurs qui devraient enregistrer par exemple la météo de la semaine un dimanche et regarder l'évolution de leur prévision tout le long de la semaine... ce que j'ai fait; c'est à mourir de rire. Par contre, je me pose la question de savoir POURQUOI les gens ressentent un tel besoin de savoir ce qui va PEUT-ÊTRE se passer quelques jours après. Si c'est pour se mettre à l'abri de catastrophes naturelles, d'accord, mais c'est loin d'être le cas.
Réponse de
René Garcia
16 mars 2010 à 12h46
Inutile. Il n'arrive pas à prévoir pour le lendemain alors pour dans 8 jours .A part une petite tendance générale mais ça s'arr^te là . Qhand on pense au prix qu'a coûté le supercalculateur , c'est notre argent qui est encore parti en vapeur dans les nuages
Réponse de
Roland Lang
16 mars 2010 à 12h52
Prenez les différentes chaînes de télé , elles prennent toutes je suppose leurs informations à la météorologie nationale, pourtant les températures ne sont jamais les mêmes de l'une à l'autre. Ah concurence ! Il ne faut surtout pas avoir la même chose sur 2 chaînes . quelle bande de nullos
Réponse de
Roland Lang
16 mars 2010 à 12h58
Bonsoir Messieurs;
J'avoue que je reste un peu baba de vos commentaires car voilà 8 jours que je fais l'expérience et grâce à cela j'ai pu commencer des travaux extérieurs en toute sécurité! Donc voilà, j'attends d'autres types d'observations.
Réponse de
Marie-Angélique Brun
16 mars 2010 à 18h36
A 8 jours, on est vraiment à la limite de ce qu'il est raisonnable d'indiquer, et encore cela dépend des situations. Il s'agit d'une tendance dans les très grandes lignes, au mieux. Pour savoir ce que cela vaut, il faut se référer à l'indice de confiance (entre 1, très bas, et 5, très élevé) pour la période considérée. Météo-France fournit des prévisions jusqu'à 7 jours ce qui est déjà beaucoup. Les indices de confiance utilisés en pratique sont surtout 2, 3, 4. Maintenant tordons le cou à quelques idées reçues. Premièrement, la prévision numérique [= à l'aide de supercalculateurs] ne se base pas du tout sur un postulat de type "à situation similaire, résultat similaire", qui fut utilisé autrefois en prévision par les analogues, avec des résultats pas si mauvais que ça, d'ailleurs (et c'est logique : mêmes causes mêmes effets) mais à assez courte échéance seulement. La prévision actuelle repose sur 1) la détermination d'un état initial de l'atmosphère à l'instant présent [valeurs mesurées et interpolées de tous les paramètres météorologiques en tous points] ; 2) un système d'équations aux dérivées partielles (7 équations de la mécanique des fluides et de la thermodynamique) qui permet, par une résolution numérique approchée, de déterminer à partir de l'instant t l'état à l'échéance t + dt, en itérant ceci on avance d'échéance en échéance avec une détermination de l'état final par le calcul. Ces modèles sont dits déterministes parce qu'ils donneraient une prévision parfaite si d'une part, l'état initial était parfaitement connu, et d'autre part, le calcul n'était pas approché. Le calcul approché n'est pas le plus gros problème, car on connaît et l'on maîtrise l'ordre de grandeur de l'erreur, de plus la puissance de calcul actuelle permet d'avoir des approximations très supportables par rapport à celles qui entachent la détermination de l'état initial, notre plus grosse difficulté. Il faudrait en gros connaître en une infinité de points qui constituent la couronne sphérique de notre planète la température, la pression atmosphérique, la teneur de l'air en vapeur d'eau, sa masse volumique, et les trois composantes du vecteur vent. C'est évidemment impossible, on est donc réduit à interpoler c'est-à-dire à faire des moyennes entre les points de mesure connus, et pour le calcul on ne peut que représenter l'atmosphère comme un maillage en 3D de petites "boîtes" d'air avec une valeur de chacun des paramètres dans chaque boîte. Plus les boîtes sont petites (meilleure résolution du modèle), plus fin est le calcul, mais plus coûteux en temps d'ordinateur, d'où la nécessité des supercalculateurs. Pourquoi les prévisions sont elles parfois fausses, et dans d'autres situations, plus fiables ? Comme expliqué, l'état initial est nécessairement approché, donc "un peu faux". A quelques heures d'échéance, cela permet tout de même de bonnes prévisions la plupart du temps. Plus on avance en échéance, plus l'erreur s'amplifie, d'une part par les approximations du calcul, mais surtout du fait de ce qu'on appelle la sensibilité à l'état initial, et qui rejoint les notions de théorie du chaos et d'effet papillon (voir la littérature à ce sujet, je ne développe pas ici). Prenez une bille, et placez-la à mi-pente d'un toboggan, puis lâchez-la. Que vous l'ayez placée 3 cm à droite ou à gauche, ou au-dessus ou en dessous du point de référence, ne va pas lui donner une trajectoire très différente, bien que non identique. On est dans un cas peu sensible aux conditions initiales : l'analogie en météo serait par exemple une situation anticyclonique hivernale bien établie rendant possible une prévision à 7 jours voire un peu plus, avec un bon indice de confiance. Placez maintenant votre bille en haut d'une sorte de colline miniature à deux versants : suivant que vous la déplaciez d'une fraction de millimètre d'un côté ou de l'autre, sa trajectoire sera très différente ! On est dans une situation très sensible aux conditions initiales, la moindre erreur au départ s'amplifie très vite. En météo ce pourrait être le cas par exemple dans des situations perturbées avec des déplacements rapides des masses d'air, où la validité de la prévision va bien moins loin en échéance. L'indice de confiance est faible. D'où sort ce fameux indice de confiance ? Pas du chapeau du prévisionniste après s'être caressé longuement la barbichette d'un air soucieux. En fait, on ne se contente pas de faire le calcul depuis l'état initial "le meilleur possible" en fonction des mesures recueillies : pour un paramètre choisi (lié à la pression atmosphérique dans les couches moyennes de la troposphère), on fait le même calcul en appliquant artificiellement de faibles variations à notre état initial de référence (ceci avec 50 états initiaux ainsi voisins mais légèrement différents), et l'on regarde ce que cela donne au bout d'un certain temps. On a donc une cinquantaine de "trajectoires" plus ou moins divergentes. Plus elles sont concentrées, moins il y a de groupes de trajectoires nettement séparés à une échéance donnée, meilleur est l'indice de confiance pour cette échéance-là.
----- Concernant les critiques un peu sévères lues ici, je rappelle quand même que la tempête Xynthia a été prévue avec 48 h d'anticipation, et une précision quasi-parfaite quant au timing, aux départements les plus touchés (ceux qui avaient été mis en vigilance rouge, comme par hasard), et aux vitesses de vent qui ont été très bien prévues, tout le monde s'est accordé pour le reconnaître. Pas si mal pour les météos et leurs calculateurs...
Enfin je signale que non, toutes les infos météo que vous voyez sur toutes vos chaînes n'émanent pas forcément de Météo-France ; à ce jour les clients de l'établissement sont TF1, FR2 et FR3 (et peut-être d'autres, mais je ne suis sûr que des trois cités).
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Laurent Chaussard
17 mars 2010 à 03h27
Monsieur Chaussard, votre commentaire est certainement fondé ; cependant, je doute que le quidam d'internaute prenne la peine de vous lire jusqu'au bout et qui plus est qu'il arrive à votre niveau ; je souhaiterais que nous échangions sur le même pied d'égalité et pour ce faire; que chacun n'excède pas qls lignes et que le vocabulaire soit accessible à tous. Rendez-vous demain donc pour des échanges complémentaires, je compte sur vous!
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Marie-Angélique Brun
17 mars 2010 à 20h38
Marie-Angélique, vous conviendrez qu'il n'est pas facile de traiter la question en trois lignes, sauf à ne rien argumenter ni expliquer. Le fait qu'on ne puisse pas faire de paragraphes et que les sauts de ligne soit systématiquement détruits n'aide pas non plus à la compréhension d'un texte un peu long et structuré, si le webmestre me lit, à bon entendeur... Donc je suis prêt à vous répondre point par point sur ce vous paraît obscur ou trop compliqué dans mon commentaire ; par ailleurs si vous deviez n'en retenir qu'une chose, retenez celle-ci : la "prévisibilité" pour les quelques jours qui viennent est dépendante de la situation elle-même à l'instant présent. Dans certains cas la prévisibilité est assez bonne c'est-à-dire qu'une petite erreur au départ ne s'amplifiera que lentement ; dans d'autre cas une infime erreur s'amplifie très vite et rend la prévision tout à fait hasardeuse. La seule bonne nouvelle est que nous pouvons tester cette sensibilité et avoir une idée de la confiance à accorder à une prévision.
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Laurent Chaussard
19 mars 2010 à 11h46
J'en conviens tout-à-fait! Ce qui me surprend, la météo donnée sur une journée n'est-elle pas ce qui se fait de plus pointu? A savoir quand t on va du général au particulier, en météo ça serait d'aller de la prévision générale sur une longue durée donc! Puis de s'approcher du particulier : le jour donné.
les éléments à prendre en compte : températures, isobares (pression atmospherique), précipitations, force des vents sont pourtant des éléments à l'échelle de la terre et même de la planète : prévoir au jour le jour me paraît plus dur à faire; car l'échelle est énorme... voyez- vous...
Réponse de
Marie-Angélique Brun
19 mars 2010 à 13h25
On ne va pas "du général vers le particulier" en prévision, il n'y a pas un scénario écrit directement pour les 7 prochains jours duquel on extrairait une journée quelconque. Pour schématiser, on va : d'aujourd'hui à demain (J+1), puis de demain à après-demain (J+2), puis de J+2 à J+3, de J+3 à J+4, et ainsi de suite jusqu'à J+7. En réalité, le modèle calcule même les états successifs par pas de temps beaucoup plus petits qu'une journée : de quelques minutes en quelques minutes. Mais on ne regarde que certaines échéances, espacées par exemple de 3 h ou de 6 h. A chaque pas de temps du calcul, il s'introduit une part (minime) d'incertitude, mais qui se cumule avec les erreurs dues aux pas de temps précédents. C'est ainsi que notre petite erreur sur l'état initial (c'est-à-dire sur la description de l'atmosphère à l'instant présent, que je donne comme donnée d'entrée au calculateur) se trouve amplifiée progressivement au fur et à mesure que l'on avance dans les échéances prévues. C'est pour cela qu'on se permet de donner des valeurs assez précises (températures, vent prévu, ordre de grandeur de la quantité de pluie...) pour le temps qu'il fera demain, mais que pour celui qu'on prévoit à 7 jours on donne juste une tendance générale, assortie d'un indice de confiance plus ou moins bon selon les situations.
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Laurent Chaussard
21 mars 2010 à 05h57
Calculateur meteo France.
Réponse de
Marie-Angélique Brun
22 mars 2010 à 08h39
pourquoi ne se sert-t-on pas des contrôleurs aériens et même des pilotes de ligne pour nous donner la météo la plus réaliste du monde? 'et bonjour le monde; parés pour cette nouvelle semaine, veuillez accrocher votre ceinture, le décollage est prévu dans 15 minutes'
Réponse de
Marie-Angélique Brun
22 mars 2010 à 09h30
En tout cas on se sert des avions de ligne qui transmettent des informations météo au cours de leur vol : l'image jointe montre les observations recueillies sur une fenêtre de temps de 6 h (elle date d'il y a quelques années mais c'est pour donner une idée). Ce sont des mesures de capteurs embarqués retransmises automatiquement. C'est utile, mais certaines zones du globe sont bien mieux couvertes que d'autres : pour avoir une vue globale, rien de tel que les mesures à distance faites par les satellites.
Réponse de
Laurent Chaussard
23 mars 2010 à 09h48
éh oui les photos satellite c'est tout de meme parlant, à l'avenir un outil comme google earth en live mis à la portée de tous, nous permettrait de lire la météo selon le lieu où l'on veut aller.
Réponse de
Marie-Angélique Brun
23 mars 2010 à 10h51
Schéma d'une mise en orbite.
Réponse de
Marie-Angélique Brun
23 mars 2010 à 10h53
Vue sur une partie de la terre depuis un satellite.
Réponse de
Marie-Angélique Brun
23 mars 2010 à 10h55
Vue satellite divers1.
Réponse de
Marie-Angélique Brun
23 mars 2010 à 10h56
Pour revenir à votre illustration, effectivement il semblerait que les Etats-Unis par exemple soient couverts en totalité ; alors que l'Afrique du Sud, ou les océans pas trop... cela pose la question sur la fiabilité générale des prévisions, car la terre est un vaste ensemble et tout mouvement d'une portion contribue par le phénomène de boule de neige entraîne une réaction à côté.
Réponse de
Marie-Angélique Brun
23 mars 2010 à 11h04
Etudiant en Géographie, j'apprenais qu'une prévision au dela de 48H n'avait pas beaucoup de sens donc à 8 jours cela me parait un peu surprenant. A moins qu'il y ait eu beaucoup de progrès de réalisés dans ce domaine
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Herve Delafont
23 mars 2010 à 19h37
bon, on va poursuivre le sujet? lolllll
Réponse de
Marie-Angélique Brun
25 mars 2010 à 08h49
à 8 jours tout peut changer-
Réponse de
Mireille Giroux-Drivon
17 avril 2010 à 14h10
Moi, je reviens d'un séjour en Egypte et je peux vous assurer que les prévisions météo même à 30 jours y sont justes : pas de nuages, soleil, 39° à l'ombre et vent d'Ouest force 2 ! Il n'y a pas à se poser de question car le lendemain, il fera le même temps qu'aujourd'hui et hier !
Réponse de
Denis Nilesse
04 juillet 2010 à 00h17
Ah ! oui, on est en France....alors comme on n'est déjà pas fichu de savoir ce que l'on va pouvoir faire le lendemain, il ne faut pas rêver pour ce qui est météo ! Ca, c'est une histoire entre les météorologues et Dieu. Et il est facile de se rendre compte qu'il ne sont jamais, mais alors jamais d'accord !
Réponse de
Denis Nilesse
04 juillet 2010 à 00h22
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