Gisou
Silence, hurlement, impuissance et honte.
Après avoir accouché de cet enfant que nous avons pourtant voulu
Elle l’a abandonné à la naissance, et je lui ai pardonné.
Nous nous sommes remis ensemble et j'ai essayé de me battre avec la DASS, pour reprendre notre enfant.
Quelque part, je suis mort en mars 1972, quand j'ai vu le visage de Gisèle, lorsqu’elle a éructé (Il n'a qu'a crever ton bâtard ) et je ne suis que revenu à la vie en 2006, quand j'ai vu le visage de mon fils à Phalsbourg.
J'ai vécu quelques années vraiment anesthésiées, j'avais très peu de sentiments. Je n'avais plus peur, plus d'espoir, je n'étais pas optimiste, pas pessimiste non plus. Cette anesthésie, c'est une façon de surmonter la douleur et la souffrance qui vient avec une situation comme celle-là. Ma r