• Christophe DALLONGEVILLE a publié Poesie

    J'ai retrouvé dans le grenier
    Tous mes vieux cahiers d'écolier

    J'ai retrouvé tout mon passé
    Tous mes espoirs de pauvre niais

    J'ai bien fouillé dans ce panier
    Panier d'osier,fallait oser

    Oser violer tout ce passé
    Ecriture molle et apeurée

    J'aime à remonter les années
    Plus j'avance et plus moi je vais

    Je vis un peu en arriéré
    En décalé,j'aime flashbacker

    • Jean-Pierre BURBAN Pour être par la mer érodé?
      Combien d'années doivent des hommes exister,
      Avant d'être enfin libérés?
      Combien de fois peut on la tête détourner,
      Et prétendre n'avoir rien observé?
      La réponse, ami, dans le souffle du vent,
      La réponse est soufflée par le vent ...
      Combien de fois les yeux peut on lever,
      Pour que le ciel nous soit révélé?
      Combien d'oreilles faut il donc posséder,
      Avant d'entendre des gens pleurer?
      Combien de morts faudra-t-il pour avouer,
      Que beaucoup trop sont décédés?
      La réponse, ami, dans le souffle du vent,
      La réponse est soufflée par le vent ...

      Vas-y, traduis Dylan, m'a aussitôt dit l'âne.
      Va-t'en donc essayer, ne crains point de tenter!
      Faut trimer pour rimer, et les pieds faut compter.
      Syllabes m'étaient contées, et les notes respectées ...

    • Jean-Pierre BURBAN Peut-être une meilleure idée de refrain :

      "Écoute mon ami, dans le souffle du vent,
      Écoute la réponse dans le vent ..."

      Pour : "The answer my friend, is blowing in the wind,
      The answer is blowing in the wind."

    • Jean-Pierre BURBAN J'avais 'tout oublié' des versions de Hughes Auffray et Richard Anthony. Je viens de les 'visionner' sur YouTube.
      Titre de H.A. : "Dans le souffle du vent", une version loin du texte original dont le refrain est :
      "Pour toi mon enfant, dans le souffle du vent,
      Pour toi la réponse est dans le vent..."
      Titre de R.A. : "Écoute dans le vent", une version proche du texte de Dylan dont le refrain est :
      "Eh bien mon ami, écoute dans le vent,
      Écoute la réponse dans le vent ..."

      A l'insu de mon plein gré, m'attachant à être "fidèle au texte", j'ai fait, pour le refrain, un 'panachage' des deux. Bizarre ...

    • Jean RODRIGUEZ Quel est le rapport ???

    • Marc LAGRANGE BONHEUR


      Pour Jean Reboul.

      En ville un cabinet tout tapissé d' estampes,
      D' armes, de plats ornés de fleurs et de sujets,
      Et de cartes qu' on scrute à l' heure de la lampe,
      Escomptant le départ, supputant le trajet.

      A la campagne un toit qu' agrémente une treille,
      Un verger où les fruits s' enflent de jus sucrés,
      Un jardin où les fleurs se couronnent d' abeilles
      Et des blés que le vent creuse de plis dorés.

      Des chiens familiers, des pigeons, de colombes
      Dont la gorge au soleil et s' irise et se bombe,
      Du vin dans le cellier, dans l' âtre un feu de bois :

      Horace aux temps d' Auguste en eut-il davantage ?
      Je ne sais, mais jouir de tels biens à la fois,
      C' est être aimé des dieux et c' est la part du sage.



      Léon Vérane

      LA CALANQUE
      AU
      SOLEIL

      Exemplaire sur vélin n°580 sur 700, 25 février 1946.

    • Jean-Pierre BURBAN Deux quatrains et puis deux tercets ...
      Qui fait mieux depuis Du Bellay?
      Deux octosyllabes peuvent suffire,
      Si l'on veut vraiment en finir ...

    • Marc LAGRANGE CONSEIL

      Pour Lionel Chassin.

      Ne t' embarrasse pas d' une vaine science,
      Que ton cœur soit content
      Des travaux et des jeux que la saison dispense ;
      Cela seul est constant.

      Sème le grain, ente le cep, pousse laraire,
      Prends le pain et le vin
      Devant l' âtre, le soir, sous le toit de tes pères,
      Et bénis le destin.

      Médite longuement le vieux mythe d' Antée ;
      Ta force tu la dois
      A la terre qui fut défrichée et plantée
      Par les tiens et par toi.

      Loin des champs désertés la vie est dure aux hommes :
      Songe à ceux des cités
      En écoutant le cri des cailles dans les chaumes
      Quand resplendit l' été.


      Léon Vérane

      LA CALANQUE
      AU
      SOLEIL

      Exemplaire sur vélin n°580 sur 700, 25 février 1946.

    • Marc LAGRANGE LE SOUVENIR DE TRISTAN DERÈME


      Tristan, vous êtes mort et la terre natale
      Pour vous donner asile ouvre encore ses flancs.
      Sous quelques noirs cyprès qu' ébranle la rafale
      La mère pitoyable a reçu son enfant.

      Mais toute la douleur qui par vous nous incombe
      Se tempère en pensant qu' un clocher villageois
      Après votre berceau gardera votre tombe
      Et que vous entendrez les cloches dautrefois.

    • Jean-Pierre BURBAN Ce son d'une cloche me fait penser au poète métaphysique anglais John Donne (dans "Méditation XVII) :
      "Aucun homme, n'est une île, tout homme est une partie du continent. (...) ... la mort de tout homme m'amoindrit, car je suis impliqué dans l'humanité, en conséquence ne cherche jamais à savoir pour qui sonne le glas, il sonne pour toi."
      Une vie humaine étant 'résumée' en anglais par "from cradle to grave" (du berceau au tombeau) ou par "from womb to tomb" ( des entrailles aux funérailles).
      Qui est/était Tristan Derème?? Pas la moindre idée ...

    • Marc LAGRANGE Vous fûtes vainement le captif de la ville
      Où des mornes travaux s' élève la rumeur
      Puisqu' il vous suffisait de l' ombrage tranquille
      Des saules inclinés sur les ruisseaux jaseurs.

      Vous aimiez le vin clair qu' on boit sous la charmille
      Lorsque l' automne roux tend la main à l' hiver,
      Et c' étaient des parfums, des bruits d' aile, des trilles
      Qui semblaient palpiter tout au long de vos vers.

    • Jean-Pierre BURBAN Tristan est donc 'mort et enterré'. La terre a "ouvert ses flancs", mais dans cette tombe, de quels 'vers' s'agit il ??

    • Jean-Pierre BURBAN Tristan est donc 'mort et enterré'. La terre a "ouvert ses flancs", mais dans cette tombe, de quels 'vers' s'agit il ??

    • Jean-Pierre BURBAN Doublon involontaire. Ça 'rame' ce matin...

    • Marc LAGRANGE Pour célébrer l' amour et l' amitié plus belle
      A de subtils écrits vous consacriez vos nuits.
      Devant vos yeux la vie était jeune et nouvelle,
      Et vous goûtiez les jours comme on goûte les fruits.

      Comme tout noble cœur, vous rêviez de la gloire
      Et que vous précédât le rythme des clairons :
      Trop tôt elle est venue, et dans notre mémoire
      L' écho redit vos vers, le regret votre nom.

    • Christophe DALLONGEVILLE Quatre ans qu'on est ouvert, Quatre ans qu'on fait des vers

    • Christophe DALLONGEVILLE Pas trés terre à terre, Pas ordinaire

    • Christophe DALLONGEVILLE Je lève mon verre vers l'Univers Je vous en resserre un?

    • Jean-Pierre BURBAN Tant que chacun a son verre à soi, les contacts sont doux ...

    • Christophe DALLONGEVILLE Tous les voyants sont au vert!

    • Jean-Pierre BURBAN Et les voyantes voient rouge, ou rient jaune.

    • Christophe DALLONGEVILLE La vie est un arc en ciel ou tes pensées sont multicolores

    • Marc LAGRANGE La Verdure Dorée ! elle cerne vos tempes
      Où ses courbes rameaux brillent d' un vif éclat,
      Et quand vient l' heure grave où rayonnent les lampes
      Votre livre en nos mains nous murmurons tout bas :

      Son cœur et son esprit furent ceux d' Henri Heine ;
      Alerte passereau, brève fut sa saison,
      Et les soirs que son cœur était grevé de peines
      Il en faisait pour nous de petites chansons.


      Léon Vérane

      LA CALANQUE
      AU
      SOLEIL

      Exemplaire sur vélin n°580 sur 700, 25 février 1946.

    • Jean-Pierre BURBAN Eh bien voilà! On peut toujours retomber sur ses 'pieds'!
      De la rime sans frime, sans nous "faire une belle iambe" ...

    • Christophe DALLONGEVILLE oui , on retombent sur nos pattes tout en mettant la main à la pate

    • Marc LAGRANGE DANS LA TEMPÊTE


      Pour Lionel Chassin.

      O mes bons amis d' avant guerre,
      Où gisez-vous, où gîtez-vous ?
      Peut-être au sein froid de la terre,
      Peut-être au bois avec les loups ?

      O mes compagnons de naguère,
      De vos gestes j' ignore tout !
      Je vous appelle et désespère,
      Vous nommant tout haut comme un fou.

      O mes amis, mes presque frères,
      Sur ce chemin sans fin ni bout
      Le fardeau de notre misère
      Quel jour le déposerons-nous ?



      Léon Vérane

      LA CALANQUE
      AU
      SOLEIL

      Exemplaire sur vélin n°580 sur 700, 25 février 1946.

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